Les officiers du ministère de l’Éducation et ceux de la Private Secondary School Authority ont passé en revue la situation dans les écoles pour savoir quelles sont celles qui pourraient rouvrir leurs portes demain au cas où l’avertissement cyclonique de classe 2 est levé. Pour leur part, des parents, au troisième jour de ce congé supplémentaire, s’interrogent sur les décisions qui seront prises « pour les cours de rattrapage ».
Avec l’éloignement de Bansi des côtes mauriciennes depuis hier soir, le ministère de l’Éducation et le  Bureau de l’Éducation Catholique se tiennent prêts pour  la réouverture des écoles – dépendant bien sûr des décisions de la station météorologique – et pour démarrer enfin la nouvelle année scolaire. Pour rappel, l’admission en Form I et en Std I a eu lieu vendredi dernier, mais la grande rentrée était prévue pour lundi.
« Si l’alerte 2 est levée, il n’y a aucune raison qu’il n’y ait pas d’école demain. Mais nous devons d’abord nous assurer que les écoles sont en bon état et que les élèves soient en sécurité. D’après les informations collectées, en général, les écoles n’ont pas été grandement affectées. Le principal problème dans quelques écoles spécifiques concerne l’accumulation d’eau. Mais on suit de près la situation dans les écoles concernées », explique un cadre au ministère de l’Éducation.  
Des chefs d’établissements du primaire présents sur leur lieu de travail aujourd’hui disent avoir été surpris par une autre requête émanant des inspecteurs de l’Éducation ce matin, soit de leur soumettre un rapport concernant les « activities during cyclone ». Un maître d’école réagit : « Généralement, en temps cyclonique, les écoles sont fermées. Et c’est la première fois qu’on entend parler de ces “activities during cyclone” ! » Des dirigeants de la Mauritius Head Teachers Association (MHTA) affirment qu’il y a aurait eu une « certaine  confusion » s’agissant des  directives communiquées aux écoles durant ces trois jours de congé. « Les directives émanant du ministère diffèrent d’une zone à l’autre. À titre d’exemple, des inspecteurs ont téléphoné dans certains établissements pour dire aux maîtres d’école qu’ils doivent rester sur leur lieu de travail jusqu’à 15h30 alors que d’autres n’ont pas reçu cet appel. Selon le protocole en cas de cyclone, nous venons à l’école le premier jour de l’alerte II pour tout vérifier et pour s’assurer que les locaux sont bien sécurisés. Nous rentrons dès que nous avons terminé les vérifications d’usage pour revenir à l’école lorsque l’alerte est levée. Il y a eu cette fois des directives contradictoires », constate Moonsamy Sunassee, président de ce syndicat.
Par ailleurs, des parents s’interrogent déjà sur les mesures que prendra le ministère de l’Éducation par rapport aux cours de rattrapage. Mais des chefs d’établissements du primaire et des recteurs du secondaire ne partagent pas l’avis des parents, selon lesquels « les enfants ont perdu trois jours d’apprentissage ». Un recteur explique : « Ce n’est pas vrai, parce que la première semaine de l’année est relativement légère et souple. Il y a beaucoup de procédures administratives à compléter liées à la rentrée. En outre, que ce soit pour les nouveaux venus  ou pour l’ensemble des élèves, il s’agit d’un temps  d’adaptation à l’école après deux mois de vacances scolaires. »