La vie semble avoir repris son cours normal à Canal Dayot. Mais pour les personnes les plus durement touchées par les inondations du 30 mars dernier, la vie n’est plus la même. Le traumatisme et la souffrance sont toujours palpables. À cela se sont mêlés la colère et le désarroi devant les vaines promesses qui leur ont été faites pour les aider à se reconstruire. Les dernières grosses pluies ont fait remonter à la surface la peur et les frustrations.
Presque huit mois après les grandes inondations qui ont bouleversé la vie de tout un quartier à Canal Dayot, Grande Rivière Nord-Ouest, les dégâts causés sont encore visibles à plusieurs endroits. Les traces les plus importantes sont ces pans de murs inclinés ou qui gisent encore sur le sol, que les résidents ont dû laisser dans cet état, faute de moyens pour les réhabiliter.
Les cicatrices laissées par les eaux qui ont envahi les maisons et emporté les fruits du dur labeur des résidents sont perceptibles sur de nombreux visages. La catastrophe passée, tous se sont attelés aux choses les plus urgentes : nettoyer à grandes eaux leurs maisons remplies de boue, récupérer ce qui pouvait l’être, s’assurer de quoi vivre, et se remettre debout. Se reconstruire et reprendre goût à la vie s’avère ardu pour plusieurs personnes que Scope a rencontrées lors d’un retour sur les lieux du sinistre, vendredi dernier.