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Une Mauricienne a été traduite en justice cette semaine pour avoir agi comme complice présumée d’un proxénète. Ils étaient à la tête d’un réseau de prostitution établi à Saint-Denis, à La Réunion.

Le réseau, démantelé par la police aux frontières de l’île soeur, comprenait également cinq Mauriciennes, travailleuses du sexe présumées. Âgées entre 25 et 46 ans, elles ont toutes été renvoyées à Maurice le 13 février.

Une source réunionnaise nous indique que les cinq Mauriciennes sont « considérées comme des victimes ». De fait, elles ne seront pas poursuivies au pénal à La Réunion.

Toutefois, une interdiction de pénétrer le territoire français pendant trois ans a été émise contre elles.

Incessantes allées et venues d’hommes.

L’opération qui a mené au démantèlement de ce réseau est intervenue en début de semaine, à savoir le mardi 11 février, rapporte le média réunionnais Le Quotidien, qui a accordé sa Une de ce samedi 15 février à cette affaire.

En page 6, il est indiqué que la police aux frontières a remarqué « d’incessantes allées et venues d’hommes » vers un appartement situé Rue du Verger, Saint Denis.

L’appartement a été perquisitionné et quatre Mauriciennes ont été retrouvées à l’intérieur. Deux autres se trouvaient dans un second appartement.

Il est suspecté que ces filles aient été recrutées par la Mauricienne arrêtée. Cette dernière aurait promis à ses compatriotes un salaire de 1 200 euros si elles rejoignaient La Réunion.

« Jusqu’à 2 000 euros par jour ».

La Mauricienne inculpée opérait comme complice d’un Réunionnais, proxénète présumé et entraîneur d’une équipe de football de La Possession. Ce dernier « encaissait jusqu’à 2 000 euros par jour » à travers ce réseau.

Le suspect réunionnais « a largement bénéficié de ce réseau », a soutenu le parquet Domitile Descampiaux dans une déclaration à Le Quotidien.

Leurs opérations auraient débuté vers octobre 2019. Détaillant les faits, il est indiqué que « le proxénète présumé récupérait entre 300 et 400 euros pour les Mauriciennes du premier appartement. Pour celles du second, il demandait 50 euros par jour pour les frais d’hébergement ».

Quant aux clients, ils prenaient contact avec les Mauriciennes à travers des annonces en lignes.

En cour durant la semaine, le suspect réunionnais et sa complice mauricienne ont été jugés pour des faits de proxénétisme aggravé. En raison de la grève des avocats qui se tient en ce moment à l’île soeur, la Mauricienne comparaîtra de nouveau le 27 mars.

Entre-temps, les deux suspects ont été placés en détention au centre pénitentiaire de Domenjod, et ce, sous escorte policière.