Les règlements découlant de la CWA Act sont clairs. Les réseaux de tuyaux d’eau potable sur la voie publique publique et dans les cours privés doivent être placés sous terre. Or, l’on observe ces dernières années, la présence de plusieurs centaines de mètres de tuyaux, disposés hors de terre, le long de plusieurs rues et routes de l’île. Ces tuyaux, dont certains sont loin d’être solides, sont disposés à même le sol. C’est ce que l’on peut constater, notamment à la rue Berthaut, à Quatre-Bornes.

à la rue Berthaut à Quatre-Bornes, à la rue Hugnin, à Rose-Hill, à la route royale de Grand-Baie et à Residence Geoffroy, à Bambou, un grand nombre de tuyaux ne se trouvent pas où ils devraient être c’est-à-dire sous terre, et non seulement ils enlaidissent ces endroits, mais ils sont exposés à l’air où la moindre fissure pourrait rendre l’eau qui y circule imbuvable.

« Certes, le système des eaux peut des fois comprendre des parties visibles, comme les canalisations d’eaux usées installées verticalement. Mais dans le cas d’une pose de tuyaux au bord des routes, une tranchée creusée à une profondeur d’au moins 50 cm est obligatoire afin de protéger les tuyaux », nous a confié un General Worker de la CWA.

Si un particulier envisage de se faire construire une maison, la pose de la canalisation intervient au moment de la construction de la maison et non avant ou après. « Là, également, la loi exige que les tuyaux soient enterrés sous un sol stable et solide qui permet de les protéger contre les chocs, par exemple, ceux provoqués par des outils de jardinage », souligne le General Worker. C’est justement là que réside tout le paradoxe : si, d’un côté, la CWA exige qu’un consommateur sollicite les services d’un expert à cet effet, l’instance régulatrice de la distribution d’eau n’applique pas à la lettre ses propres recommandations !

A Grand-Baie, à Bambou, en passant par Souillac, des centaines de mètres de tuyaux longent les routes et les autoroutes. De couleur criarde, serpentant ces routes, ils sont exposés aux intempéries. Certains présentent des fissures, d’autres sont percés.

Les tuyaux posés sur sol le long de la rue Berthaud à Quatre-Bornes, où des travaux d’agrandissement de canalisation ont récemment été complétés, sont un exemple du laxisme des autorités. Joint au téléphone, un haut cadre de la CWA s’est montré pour le mois sibyllin en disant qu’il y a « des obstacles imprévus exigeant que les plans soient modifiés dans certains cas. Mais les tuyaux seront mis sous terre plus tard… » Lorsqu’on lui a demandé d’être plus explicite, il a affirmé : « Je ne puis m’exprimer sans le consentement du ministère ».

Nous avons tenté en vain de joindre le ministre des Services publics, Ivan Collendavelloo.

L’eau, une denrée rare à Rose-Hill et à Phoenix en cette période d’urgence sanitaire

Alors que les mesures les plus drastiques se multiplient à travers le pays pour freiner le coronavirus, des habitants du centre de Rose-Hill et de certains quartiers de Phoenix, comme Castel, Mesnil et Petit-Camp, sont privés d’eau courante. Cette situation perdure depuis vendredi. « L’eau courante et le savon, ces protections de base contre le Covid-19, font défaut, alors que les réservoirs sont remplis. Je m’inquiète pour ma santé et celle de mes enfants », nous confie une habitante de la rue Hugnin, à Rose-Hill. La CWA soutient que « la situation devrait retourner à la normale lundi matin et que ce problème est lié aux travaux préliminaires du Metro Express à Quatre-Bornes ».