Louis Jimmy Marthe, alias Colosso, qui a fait appel de sa condamnation à neuf ans de prison en Cour intermédiaire le 10 décembre dernier, avait demandé la liberté conditionnelle en attendant la tenue de son appel en Cour suprême. Dans un Ruling rendu ce matin, la magistrate Ida Dookhy-Rambarun a rejeté sa demande, faisant état de la gravité du délit auquel il a été condamné et du fait qu’il puisse s’enfuir du pays.
Dans un Ruling rendu ce matin en Cour intermédiaire, la magistrate Ida Dookhy-Rambarun a tranché en faveur des raisons d’objections de la remise en liberté conditionnelle de Jimmy Marthe. Elle a statué que les raisons avancées par la police, soit le fait qu’il est probable que Jimmy Marthe tente de s’enfuir du pays s’il est relâché, sont justifiées. Elle a aussi pris en considération la gravité du délit pour lequel il a été condamné avant de rendre sa décision. Jimmy Marthe restera ainsi en détention en attendant son appel en Cour suprême. Colosso avait été reconnu coupable le 10 décembre d’avoir comploté avec Hayeshan Maudarbaccus, un ancien steward du Trochetia, en juin 2012, pour l’importation de 2 kg d’héroïne de Madagascar. Quelques jours après sa condamnation, il a fait appel, avançant 13 motifs pour contester sa condamnation. Par le biais de son homme de loi, Me Rex Stephen, il demande cette fois à recouvrer la liberté en attendant son appel. La police, représentée par le sergent Conhyedoss, a objecté à sa demande. Le sergent a soutenu que la police craint que Colosso fuie la justice ou qu’il soit tenté de commettre un autre délit. Jimmy Marthe, pour sa part, continue de nier toute implication dans cette affaire, soutenant « mo pa konn narien ladan ».
Dans le passé, Colosso avait obtenu la liberté conditionnelle après que la charge provisoire d’entente délictueuse pour l’importation de drogue eut été retenue contre lui. Toutefois, le DPP avait fait appel de cette décision et la Cour suprême lui avait donné gain de cause.