Niché entre Roches Noires et Poste Lafayette dans l’est du pays, le Parc national de Bras d’Eau s’étale sur 497 hectares. Essentiellement une forêt exotique avec ces populations d’araucarias, d’eucalyptus, d’aloès, de manguiers et de jacquiers, elle abrite cependant diverses espèces indigènes comme le coq des bois, la “gasse”, le “bois poudre” ou encore le “bois pipe”, qui ont su survivre à l’envahissement.
Une virée à travers les sentiers de cette forêt, qui a acquis le statut de Parc national en 2011, permet de découvrir sa splendeur et ses espèces indigènes, qui sont parvenues à survivre, entourées de plantes exotiques plantées par l’homme. Les vestiges de bâtiments en pierre et du chemin de fer rappellent la présence d’un ancien état sucrier sur les lieux. Il pourrait s’agir du plus vieux site toujours existant où des travailleurs engagés et des esclaves ont travaillé et habité. C’est en tout cas ce que pensent les archéologues étrangers qui ont récemment entrepris des travaux sur le site. Si cette information s’avère, ce Parc national prendra alors une dimension historique indéniable.