Depuis l’arrivée de la Mauritius Professional Football League (MPFL), en 2014, le foot mauricien s’est professionnalisé, avec notamment la présence du Response Ambulance Service à chaque match. Cette équipe médicale comprend quatre médecins et deux infirmiers qui se tiennent prêts lors des cinq matchs quotidiens à intervenir en cas de besoin d’évacuation d’un joueur vers un centre de soins.
Selon le Dr Shafee Rajabally, médecin urgentiste de formation et manager de cette équipe de secours, « la MPFL et la Mauritius Football Association essaient de promouvoir au mieux le foot et la santé des joueurs ». En moyenne, par jour, un joueur est évacué du terrain.
L’existence de cette équipe médicale date de seulement quelques années. « C’est Georges Cheung qui a voulu, en même temps qu’il a lancé la MPFL, s’assurer de la sécurité des joueurs lors des matchs », indique le Dr Rajabally. Aujourd’hui, ajoute-t-il, tous les membres de la FIFA se doivent d’assurer la sécurité des joueurs. « La FIFA a un pôle médical F-MARC (Football Medical And Research Committee) qui s’occupe du bien-être des joueurs en termes de soins médicaux ».
Le rôle du Response Ambulance Service, employé par la MPFL, est d’intervenir quand il faut évacuer un joueur. « Chaque club de premier league comprend deux physiothérapeutes et un soigneur qui sont les premiers à prendre en charge le joueur blessé. Si ce dernier nécessite des soins complémentaires, il est conduit dans les vestiaires et s’il y a lieu de l’évacuer du terrain, là, notre équipe intervient pour le diriger en ambulance vers une clinique ou un hôpital. C’est le club qui décide si on transporte le joueur à l’hôpital ou en clinique dépendant du lieu où se trouve le médecin traitant. Mais, en cas d’urgence, on l’emmène vers la clinique ou l’hôpital le plus proche. Depuis deux ans, la FIFA met l’accent sur les traumatismes crâniens ». Au niveau local, selon le Dr Rajabally, il y a eu un cas l’an dernier et trois cas cette année. « En moyenne, un joueur est évacué du terrain par jour et un à deux joueurs doivent se rendre dans un centre de soins par semaine alors qu’en général, par match, on compte deux sorties de terrain pour des blessures légères ». Il faut savoir que les matchs se déroulent sur dix mois de l’année.
Le Response Ambulance Service est aussi là « pour conseiller l’arbitre si le joueur peut rejouer ou pas après une blessure ». Les cas les plus sérieux sont des traumatismes crâniens « avec perte de connaissance, agitation et coma. On en a eu deux cas depuis l’existence du Response Ambulance Service mais les deux joueurs ont récupéré et ont repris les matchs ».
Les médecins et infirmiers de cette équipe de secours sont employés à plein-temps par la MPFL. Les membres ont été formés aux premiers secours. Pour notre interlocuteur, cette équipe constitue un plus pour les joueurs et « l’avantage que l’on a, c’est qu’il y a une bonne collaboration entre nous, les arbitres, les physiothérapeutes, la MFA et la MPFL ».