La restructuration plutôt prématurée de la Child Development Unit est diversement accueillie dans le milieu de la protection de l’enfance. D’une part, l’on attend pour voir si elle sera réellement efficace et, d’autre part, l’on se dit soulagé que l’arrivée de l’Alternative Care Unit (ACU) se chargera uniquement du placement et du suivi des enfants dans des abris résidentiels, en famille d’accueil et qui sont sous le Child Mentoring Program.

Depuis que la CDU a été créée en 1995, Karuna Chooramun a été la seule, jusqu’à récemment, à s’occuper de la protection et du placement des victimes. Elle avait la mainmise sur deux étapes (placement et protection) clés après l’émission d’un Emergency Protection Order par la cour pour un enfant et qu’elle ne pouvait contrôler efficacement. « Li pa ti pe kapav shoulder sa burden la », nous confie-t-on du côté des services de l’enfance.

C’est Vandana Jodhoa qui a la responsabilité de l’ACU. Depuis qu’elle opère, l’ACU a envoyé plusieurs communiqués aux shelters. « Chose que nous apprécions », confie la responsable d’un shelter. Cette dernière dit s’attendre que l’ACU lui remette des dossiers complets sur les enfants qu’elle placera dans son abri. « La CDU nous ramenait des enfants avec des dossiers qui ne comprenaient pas grand-chose sur leur historique. Nous devions nous démener pour aller trouver des informations sur eux », dit-elle. Vandana Jodhoa explique que, « dorénavant, il y aura davantage de communication avec les responsables des shelters. » L’ACU, qui dispose, dit-elle, de 10 officiers, sera plus apte à effectuer des suivis sur une base régulière des shelters.