La réélection du candidat démocrate à la Maison Blanche pour un nouveau mandat de 4 ans constitue pour le Président Obama une très belle victoire personnelle, remportée malgré la crise économique mondiale qui a durement frappé les Etats-Unis, avec un taux de chômage de plus de 7 % ; et en face, un candidat républicain qui s’est révélé, au fil de la campagne électorale, un adversaire plus coriace que l’on avait anticipé. Ils sont très nombreux ceux qui, comme moi, ont accueilli cette victoire avec un espoir renouvelé.
Les Etats-Unis n’est pas un pays comme les autres. C’est une superpuissance – la seule pour l’instant – dont le Président détient des pouvoirs étendus et souvent déterminants non seulement sur la vie des habitants des différents Etats qui le constituent mais aussi et surtout sur celle de nombreux peuples à travers le monde. L’élection du Président Obama en 2008 avait suscité plein d’espoir et des attentes qu’il avait lui-même créées, après son magistral discours au Caire, en Egypte, notamment parmi les peuples opprimés et ceux victimes de la guerre et de l’injustice. Je pense en particulier aux peuples palestiniens, irakiens et afghans, et plus près de nous aux Chagossiens ; son impuissance à faire enclencher le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens pour aboutir enfin à la création d’un état palestinien, son désengagement de l’Irak tout en laissant le pays déchiré par les conflits sectaires provoqués par la politique adoptée par son prédécesseur Georges W. Bush, son incapacité de démêler l’imbroglio afghan…
Ce deuxième mandat devrait donner au Président Obama plus de latitude et plus de liberté avec moins de contraintes pour  lui permettre de s’engager davantage aux côtés des peuples opprimés dans le monde, en Afrique, au Moyen Orient et ailleurs et travailler plus activement pour mettre fin aux conflits et à la guerre dans le monde. D’où l’espoir que sa réélection fait naître à nouveau.