Sulliman Osman Atchia, un ex-employé d’Air Mauritius, avait saisi la Cour suprême en raison de la décision de la compagnie d’aviation nationale de ne pas renouveler son contrat et de l’avoir « forcé à prendre sa retraite » à l’âge de 60 ans. Il réclamait à la compagnie Rs 3 655 332 ainsi qu’une pension mensuelle de Rs 46 665 et des dommages de Rs 2 M. Sa plainte a toutefois été rejetée par le juge Bobby Madhub, ayant considéré l’argument d’Air Mauritius selon lequel l’âge de la retraite à 65 ans n’est pas obligatoire à moins qu’il y ait eu un accord entre l’employeur et l’employé.
Sulliman Osman Atchia, employé à Air Mauritius depuis le 1er septembre 1972, soutenait que, le 21 août 2009, il avait été « contraint à prendre ma retraite alors que je devais le faire le 20 septembre 2010 ». Son contrat de travail stipule qu’il devait prendre sa retraite à l’âge de 60 ans. Le plaignant devait toutefois indiquer avoir pris connaissance du communiqué du ministère du Travail et des relations industrielles en 2008 qui stipulait que « l’âge de la retraite avait été étendu à 65 ans ». Le plaignant avait à deux reprises, en août 2009, informé la direction d’Air Mauritius qu’il avait l’intention « de prendre sa retraite le 20 septembre 2010 selon les nouvelles dispositions légales ». Toutefois, sa retraite n’avait pas été agréée par la direction d’Air Mauritius et il a dû prendre sa retraite à la date inscrite sur son contrat de travail, soit le 21 août 2009.
La direction d’Air Mauritius devait souligner qu’il n’y a pas eu d’accord avec l’employé pour que le contrat soit étendu, forçant Sulliman Osman Atchia à prendre sa retraite à la date inscrite dans son contrat. Il a aussi été indiqué que la retraite à l’âge de 65 ans « n’est pas obligatoire », à moins qu’il y ait eu un accord entre l’employeur et l’employé. Le juge Bobby Madhub a de ce fait tranché en faveur de la direction d’Air Mauritius, rejetant la plainte sous forme de réclamations logée par Sulliman Osman Atchia. Le juge avait par ailleurs noté que les amendements aux dispositions de la loi évoqués par l’appelant datent de 2013 alors que son cas remonte à 2009.