Les 27 et 28 mars à l’hôtel Intercontinental, Balaclava, s’est tenue la réunion du Conseil International des Jeux (CIJ) dans le cadre de la préparation des Jeux des îles de l’océan Indien (JIOI) de 2019, qui se tiendront du 19 au 28 juillet en terre mauricienne. La cérémonie d’ouverture et de clôture auront lieu au stade Anjalay. Ces 10es jeux coïncident avec le 40e anniversaire des premiers JIOI.
Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Stephan Toussaint, et les délégués des sept îles membres du CIJ à savoir Comores, Madagascar, Maldives, Mayotte, Seychelles, La Réunion et Maurice étaient réunis pour deux jours de travaux. Des décisions importantes ont été prises, notamment celle de retenir la voile et le beach-volley dans la liste des disciplines pour les JIOI. Cela suite à la proposition du Comité d’Organisation des Jeux des Îles (COJI).
Au total, 14 disciplines seront au programme des jeux. Outre la voile et le beach-volley, il y aura le football, le rugby à VII, le volley-ball, le basket-ball, le cyclisme, la boxe, le judo, le tennis de table, le badminton, l’haltérophilie. L’athlétisme et la natation, qui figurent aussi pour les handicapés, sont obligatoires pour l’organisation des jeux de 2019.
« Parmi les disciplines qui étaient dans les propositions, les membres du CIJ ont préféré opter pour celles qui caractérisent les îles, en l’occurrence le beach-volley et la voile. Les deux disciplines, qui plus est, ne se composent que d’un petit nombre d’athlètes. Ce qui nous permet de respecter la capacité d’hébergement limitée à 1 900 personnes comprenant sportifs et officiels », explique Philippe Hao Thyn Voon, trésorier du CIJ. Les disciplines non retenues sont le football féminin, le rugby féminin, le handball, le triathlon, le tennis, le karaté et la pétanque.
Au niveau de l’hébergement, il a été décidé que tous les sportifs ne logeront pas dans le même village des jeux à Balaclava. Ceux qui seront engagés en athlétisme au stade de Germain-Commarmond à Bambous seront hébergés dans des hôtels à proximité, soit à Flic-en-Flac. « Le village des Jeux sera dispersé avec une zone de regroupement pour les activités de loisirs pour faciliter les rencontres entre les jeunes au travers d’animations culturelles et de loisirs », soutient le CIJ. À noter qu’une formule d’une restauration commune est aussi à l’étude.
La charte des jeux
La question et les conditions entourant l’éligibilité des sportifs considérés comme des expatriés à concourir à l’événement sous les couleurs de leur pays ont aussi été sur la table de discussions. Il a été décidé que ces sportifs doivent être natifs du pays sous lequel il participe et licenciés trois ans avant les jeux. Cette directive prend effet à compter de 2019, soit dès l’ouverture des JIOI.
Par ailleurs, les membres du CIJ ont décidé de maintenir le statu quo en ce qui concerne les modifications à la charte des jeux relatives à l’article 7. C’est-à-dire avoir un drapeau une devise et un hymne pour tous les jeux, faire parcourir la flamme entre les différentes îles avant l’arrivée à l’île organisatrice, ajouter aux missions du CIJ un programme d’éducation à l’environnement et de culture, créer une commission de juristes pour examiner les cas litigieux d’accréditation et préciser que le nombre de disciplines sportives— avec l’athlétisme et la natation étant obligatoires— doit être d’au moins de dix, dont cinq doivent être choisies dans la liste suivante : badminton, basket-ball, football, volley-ball, tennis de table, voile, boxe, cyclisme.
Après un large débat sur la question de Mayotte pour avoir droit de vote au CIJ, les membres ont décidé de respecter la charte actuelle et de rester sur le statu quo, sachant que cette question présente une dimension politique qui échappe au CIJ. Au cours de cette réunion, les Comores ont fait une déclaration relative aux incidents survenus depuis les derniers JIOI à La Réunion en 2015. Ils ont souligné le fait qu’ils n’avaient pas l’intention de manquer de respect au CIJ mais qu’ils souhaitaient qu’un débat ait eu lieu suite aux circonstances qui sont le résultat « du viol de la charte des jeux par le COJI 2015 ».
La prochaine réunion du CIJ est fixée les 16 et 17 février de l’année prochaine où d’autres modifications et confirmations, notamment sur l’article 7, sont attendues.