Elu à la présidence du Conseil International des Jeux (CIJ) en octobre de l’année dernière, Philippe Hao Thyn Voon est actuellement pointé du doigt. Les raisons principales demeurent le renvoi de la réunion du Conseil International des Jeux (CIJ), prévue au début de ce mois à l’île de la Réunion et le fait qu’il ne s’est pas rendu aux Comores pour suivre l’avancement de la candidature de cette île pour l’organisation des Jeux des îles de 2019., de même qu’aux Seychelles où devait se tenir une réunion pour quelques amendements à la Charte des Jeux.
Si la presse réunionnaise avance que «depuis son élection, Philippe Hao Thyn Voon ne s’occupe guère de l’avenir du CIJ» e, et parle même de son remplacement par le Comorien Mohamed Farahane, Jean-François Beaulieu, secrétaire général de cette instance, avance de son côté qu’il y a urgence. «On ne peut plus attendre, on doit publier la liste des disciplines au plus tard 18 mois avant le début des Jeux. C’est bientôt. Je vais demander une réunion pour juin au plus tard. Il faudra avoir le quorum pour que les décisions soient prises et trouver un accord», a-t-il déclaré à notre confrère du Quotidien de la Réunion.
Réagissant à cela, Philippe Hao Thyn Voon soutient que ce n’est nullement de sa faute si la réunion du CIJ a été renvoyée. «L’île de la Réunion occupe le secrétariat du CIJ, et donc des correspondances. J’ai été averti que la réunion ne pouvait avoir lieu, du fait que la France n’avait pas encore donné son feu vert pour le financement des Jeux des îles de 2015». Pour rappel, cette réunion du CIJ devait valider le choix du Village Olympique et le choix définitif des disciplines en vue de cette échéance prévue du 28 juillet au 7 août. Concernant son non-déplacement aux Comores, le président du CIJ fait ressortir que des bouleversements sont intervenus au sein du Comité Olympique de cette île, alors qu’il soutient que les Seychelles n’avaient pas rendu de réponse concernant la Réunion. Ce n’est que tout dernièrement que l’archipel a donné signe de vie, mais aucune date n’a jusqu’ici été fixée.
Reste que le problème majeur demeure l’aide financière à être apportée par l’Etat français. Dans cette optique, Jean-François Beaulieu se trouve actuellement en France afin d’assister à la réunion des Comités Régionaux d’Organisation Sportive de France à Paris. Il en profitera pour rencontrer l’état major du Centre National du Développement du Sport (CNDS) afin de situer sa position concernant le financement des JIOI. L’ancien président du CIJ compte également obtenir un rendez-vous au ministère de l’outre-mer.