« La prévention et la sensibilisation des Mauriciens à un mode vie saine sont les seuls moyens pour faire face aux dépenses croissantes de santé dues au vieillissement de la population », a affirmé le ministre de la Santé Anil Gayan lors d’une allocution à une réunion du Commonwealth à Genève (Suisse) consacrée à la santé des personnes âgées.
Anil Gayan a déclaré que le recours aux médecines alternatives, dont la médecine ayurvédique et la pratique du yoga, est une option à considérer. « Un équilibre devra être préservé entre les dépenses destinées aux personnes âgées et celles dévolues à la population jeune ». Alors que 14 % des Mauriciens sont âgés de 60 ans et plus, l’incidence des maladies liées à l’âge ne cesse d’augmenter. « Les besoins en termes de ressources financières et humaines se font sentir quotidiennement. L’approche aux soins médicaux doit être non discriminatoire », fait-il ressortir.
Le diabète, les maladies cardiaques, le cancer, les thromboses et les maladies pulmonaires chroniques sont les principales causes de décès chez les personnes âgées, a précisé le ministre. En outre, les déficiences visuelles et auditives, la maladie d’Alzeimer, la démence et l’ostéoarthrite sont les principales causes de handicap chez les aînés. Anil Gayan a rappelé que 8,06 % des dépenses gouvernementales sont consacrées au budget de la Santé.
Le Global Age Index Watch 2013 avait classé Maurice à la 1re place dans la prise en charge sociale et économique des personnes âgées dans la région, alors que Maurice est le seul pays africain à connaître un bilan négatif en ce qui concerne la mortalité maternelle (à l’accouchement) entre 1990 et 2013, selon une étude de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) rendue publique cette semaine. Le poids de la prise en charge médicale des personnes âgées continuera à peser sur les services de Santé publique, note le ministre Gayan, du fait qu’en 2050, selon les prévisions, 34,3 % de la population mauricienne sera âgée de 60 ans et plus. Le taux de natalité est en effet en dessous du seuil de remplacement depuis 30 ans. Les Mauriciennes ont moins de deux enfants en moyenne alors qu’elles en avaient six dans les années 60.