Prenant la parole hier à une réunion des délégués du Parti travailliste et du Parti mauricien social démocrate des circonscriptions Stanley/Rose-Hill (N°19) et Beau-Bassin/Petite Rivière (N° 20) dans la salle du conseil municipal de Beau-Bassin/Rose-Hill, Michaël Sik Yuen a affirmé qu’aux prochaines élections générales de 2015 ou 2016, « Rambo ar Polo pou disparet kouma dodo ».
Cette réunion de mobilisation a été organisée pour inviter les activistes de l’alliance gouvernementale à se tenir prêts pour les prochains rendez-vous politiques prévus dans le court terme. Ainsi, le Parti mauricien social démocrate (PMSD) organise une assemblée de son aile féminine le samedi 14 à partir de 15 heures à l’auditorium Octave Wiehe, à Réduit. Puis les agents du PMSD et ceux du Parti travailliste (Ptr) sont appelés à préparer le rassemblement du 1er Mai, qui aura lieu à Vacoas. Ensuite il y aura les élections municipales prévues à brève échéance.
Michaël Sik Yuen, ancien maire de Curepipe et actuellement ministre du Tourisme, a soutenu au début de son intervention que « toutes les municipalités ont à leur crédit des réalisations ». Parlant de l’administration curepipienne, il avance que « en sept ans de mandat, l’alliance Ptr/PMSD a mieux fait qu’en 25 années d’administration mauve ».
Selon le ministre du Tourisme, le but de « l’alliance MedPoint II » est de faire subir à l’Independent Commission Against Corruption le même sort qu’au défunt Economic Crime Office. Michaël Sik Yuen prévoit que le partage des investitures entre le Mouvement Socialiste Militant et le Mouvement Militant Mauricien provoquera des remous, notamment à Moka/Quartier Militaire (N°8), où deux Jugnauth qui ne s’entendent pas, sont en lice.
Le Lord maire Mahmade Kodabaccus a demandé aux personnes présentes de ne pas oublier les traits caractéristiques de sir Anerood Jugnauth. « Li pe rod met an dout realizasyon sir Seewoosagur Ramgoolam, ki tou dimounn apel “le Père de la Nation”. Me li, dimounn kone kouma li finn fer nation per. Fode pa blie so langaz kan li ti dir ki pou tap kout teti, ki li pou koup ledwa, kan li ti tret enn seksyon la popilasyon “demon”, kan li kalifie enn liv sakre insanite. Fode pa ki ou blie ki manyer enn syndikalis ti ansene lor lili lopital », affirme le secrétaire général du PMSD.
Aurore Perraud, députée et PPS de Port-Louis Nord/Montagne Longue (N°4), invite les électeurs des circonscriptions Stanley/Rose-Hill (N°19) et Beau-Bassin/Petite Rivière (N° 20) à réfléchir sur leur avenir. « Zot lavenir li dan zot lamin. Pa kapav kontinye res militan koltar ek res dan nwar », dit-elle.
La députée évoque le cas de Karo Kalyptis, quartier défavorisé qui fait partie de sa circonscription, où l’on n’avait pas trouvé de solution pour venir en aide aux habitants. Il a fallu, soutient la PPS, que Xavier-Luc Duval y fasse un tour en son ancienne capacité de ministre de l’Intégration sociale pour que les habitants voient une lumière au bout du tunnel : des maisons remplaceront les abris de fortune, un peu selon la formule adoptée pour le quartier de La Valette, à Bambous. Lors d’une deuxième visite, indique Aurore Perraud, le VPM a présenté à son successeur à ce ministère Suren Dayal, le plan approuvé par le ministère du Logement pour loger ces familles démunies. « Eski zot, isi, zot pou permet bann-la destabiliz le progre ? », se demande-t-elle.
Le maire de Beau-Bassin/Rose-Hill Norbert Froget a répondu à ses détracteurs, dont Rajesh Bhagwan, sur les critiques formulées contre ses actions et ses déplacements à l’étranger. « À aucun moment j’ai puisé de la trésorerie municipale des fonds destinés à d’autres fins », soutient-il.
À l’adresse de Rajesh Bhagwan, il affirme que quand il entreprend une mission à l’étranger, il rapporte toujours quelque chose pour la ville. Il évoque les bourses d’études offertes par les autorités chinoises à deux étudiants des villes soeurs et le Canada qui envisage de construire un gymnase. « Kan Bhagwan ti parti kom lemer, zame li finn soumet enn rapor lor so voyaz. Zame finn kone seki li finn al fer », dit Norbert Froget.
Booshun Bahorun, Nicole Hack et Thierry Henry ont aussi pris la parole.