La mairie de Beau-Bassin/Rose-Hill et la police ayant décidé d’appliquer le jugement pour interdire les marchands de rue d’opérer, plusieurs d’entre eux se sont réunis hier sur la Place Margéot, près de la poste,  pour faire entendre leurs revendications. Si certains réclament le droit de continuer à opérer pour subsister, d’autres, comme les marchands de nourriture d’Ébène, se disent prêts à payer une redevance si la Business Parks of Mauritius Ltd leur accorde un permis d’opérer.
Outre le temps pluvieux, l’ambiance à Rose-Hill était quelque peu différente avec l’absence de marchands de rue sur les trottoirs des Villes Soeurs. Pour cause : un groupe d’entre eux se sont massés pour faire entendre leurs griefs. Ils expliquent que la police et les inspecteurs municipaux sévissent depuis une semaine contre eux et ont procédé à la saisie de leurs marchandises découlant de cette opération sur le terrain. Certains, comme Rajen Candassamy, évaluent la valeur des articles saisis à Rs 40 000. « Se nou bousse manze ki bane-la ine ramasse », martèlent les marchands. Ces derniers expliquent avoir investi une somme d’argent non négligeable dans l’achat d’articles en vue de les revendre. Leur revendication : que la mairie et les autorités trouvent un endroit pour qu’ils continuent à opérer. « Less nou viv », réclame Gassen Murthon, porte-parole des marchands de rue de Beau-Bassin/Rose-Hill. « Noule ene la fwar pou nou contigne travay. » Et d’insister sur le fait qu’ils créent leur propre emploi.
L’opération « zéro tolérance » envers les marchands de rue a gagné également la Cybercité d’Ébène et Quatre-Bornes. Des marchands de nourriture opérant à la Cybercité, présents hier, disent être prêts à payer une redevance régulière et demandent à la Business Parks of Mauritius Ltd (BPML) de leur allouer un espace et la permission d’y opérer. « Nou dispose pou paye ene somm. Nou dimane ene plass ek permisyion pou travay dans lenceinte Cybercite. Client-mem pe dimane kot nou ete. Zotte dire manze tro ser dan sipermarche ek restorant Ebene », explique l’un d’eux. Les marchands de rue comptent solliciter l’aide des députés de la circonscription.