C’est un très bon point que vient de soulever le Mauritius Labour Congress (MLC) ! Dans une lettre adressée, jeudi dernier, au secrétaire permanent du ministère des Affaires du Service civil, le président de cette organisation syndicale, M. Haniff Peerun, qui est également le président du Conseil des Syndicats, a réclamé que le gouvernement revise une vieille politique qui exige d’un fonctionnaire qui signe une caution (bond) lorsqu’il est recruté dans la Fonction publique qu’il rembourse ladite somme si, avant une période de cinq ans, il choisit de quitter le poste pour lequel il a été initialement employé pour un autre, mais toujours dans le service  public.
Il ressort de la correspondance du MLC qu’il y a un engagement entre le gouvernement et ce genre de fonctionnaire pour qu’il demeure à son poste initial pour une durée minimum de cinq années. Autrement, ce fonctionnaire est sommé de retourner à l’Etat quelque Rs 300,000 ou toute somme qu’il aurait accepté de payer avant de se joindre au service public.
Selon le MLC, cette condition est “très injuste”, particulièrement lorsqu’il s’agit d’un fonctionnaire qui opte de mettre ses compétences au service du public, mais dans un autre domaine. L’organisation syndicale s’est appuyée sur le cas d’un officier de police qui, après quatre années passées au sein de la force d’ordre, a voulu migrer vers un autre secteur. Celui-ci est maintenant harcelé par l’Etat pour qu’il se conforme à ses engagements pris.
De manière intelligente, il convient de le reconnaître, le MLC a fait remarquer que le gouvernement a déjà été amené à faire preuve d’une plus grande flexibilité par rapport à cette question de bond dans le cas des lauréats du Higher School Certificate qui ont bénéficié des bourses d’État, mais qui ne sont jamais rentrés à Maurice. Nombreux parmi ceux-ci, rappelons-le, avaient été poursuivis en justice pour n’avoir pas honoré leur engagement de revenir travailler pour le pays après leurs études. Mais, à force de résister, ils avaient fini par obtenir gain de cause avec pour résultats que l’Etat a maintenant totalement renoncé à leur exiger quoi que ce soit.
Le MLC a plaidé pour que“des mesures correctives” soient prises afin d’alléger le fardeau financier des fonctionnaires concernés par ce problème et a même suggéré que ceux des fonctionnaires qui ont déjà payé soient remboursés.