A la suite d’une suggestion du ministre des Administrations régionales Hervé Aimée, les collectivités locales vont revoir les chiffres entourant les “trades fees” imposés aux opérateurs économiques. Si l’Association of District Council (ADC) a refusé de revoir ses chiffres à la baisse, l’Association of Urban Authorities (AUA), elle, se réunira cet après-midi afin de passer à la loupe les propositions des municipalités.
Après plusieurs semaines de réflexion et d’analyse en fonction de leurs dépenses et des projets qu’elles souhaitent concrétiser cette année, les mairies proposeront leur rapport à l’AUA cet après-midi. Lors d’une réunion, on établira ainsi les paramètres devant être pris en considération en vue d’établir une révision à la baisse des frais commerciaux. Rappelons que les taux, marqués par une hausse comprise entre 25% et 200% (selon les opérateurs), ont été imposés au début de l’année. Les collectivités locales soutiennent que le déficit budgétaire ralentit le fonctionnement de plusieurs municipalités et conseils de districts, arguant qu’une hausse des “trade fees” est dès lors inévitable. Toutefois, l’imposition de nouveaux tarifs a créé la colère des commerçants, qui ont manifesté dans la capitale en début d’année.
Lors d’un point de presse, le ministre de tutelle avait invité les autorités à revoir leurs chiffres. Alors que les conseils de district ont refusé de se soumettre à cette proposition, les mairies, elles, étudient toujours cette possibilité. Reconnaissant que de nombreux opérateurs sont victimes de commerces illégaux, à commencer par les marchands ambulants, certaines d’entre elles, notamment celle de Port-louis, suggérera ainsi qu’une quarantaine de petits opérateurs soient épargnés par cet exercice. C’est à travers une étude des rapports de chaque municipalité que l’AUA décidera de sa position sur la question. Cette décision prendra toutefois en considération la conjoncture économique actuelle et le déficit budgétaire.