Les artistes membres de la Mauritius Society of Authors (MASA) vont encore râler avec le rapport de l’Errors, Omissions and Anomalies Committee (EOAC). Il faudra débourser entre Rs 2 000 et Rs 20 000 des caisses de la société chaque mois pour la révision salariale des employés. Déjà, qu’ils s’opposaient au paiement du PRB en début d’année…
« Si le ministère veut que la MASA fonctionne comme un corps parapublic, c’est à lui de payer le PRB. » C’est l’argument avancé par les membres de la MASA pour exprimer leurs réticences à puiser des caisses de la société pour la révision salariale des employés.
La société des droits d’auteurs est gérée conjointement par le gouvernement et les membres (auteurs, compositeurs, éditeurs, écrivains etc). Le board est composé de représentants de différents ministères et des membres élus parmi les artistes. Le (la) président/e est également nommé/e par le ministère des Arts et de la Culture.
Or, depuis quelques années, ce sont les membres qui payent la majorité des frais administratifs, puisque la subvention du gouvernement se limite à Rs 950 000 par an. Pour trouver la différence, la MASA prélève, officiellement 30 % — selon certaines sources, ce pourcentage a été largement dépassé depuis longtemps — sur les sommes récoltées pour les droits d’auteurs et droits mécaniques. Ce qui représente un manque à gagner pour les membres.
Le PRB 2013 avait déjà prévu des augmentations entre Rs 2 750 à Rs 17 000 pour les différentes catégories d’employés. Celui du directeur était passé de Rs 70 000 à Rs 87 000. Celui du comptable, de Rs 40 000 à Rs 48 600. Le salaire des Senior Officers eux, passaient de Rs 23 200 à Rs 28 500, tandis que celui du Finance Officer avait progressé de Rs 26 400 à Rs 32 100.
L’EOAC a prévu Rs 20 000 supplémentaire pour le directeur. Les autres catégories d’employés toucheront entre Rs 2 000 à Rs 4 000 de plus que ce qui était prévu en janvier 2013.
Les membres de la MASA ne sont pas insensibles à cette situation. Ils estiment que la révision salariale est en contradiction avec la situation financière de la MASA qui connaît une baisse dans les revenus depuis quelques années.
Le piratage et le téléchargement numérique, entre autres, ont provoqué une chute dans la vente de CD. Par ailleurs, la grille tarifaire pour l’utilisation commerciale de la musique enregistrée attend également d’être remise à jour.