Après sa révocation de ses fonctions de directrice du Centre Culturel Nelson Mandela, Danielle Turner se dit « victime de méthode brutale, injuste et illégale ». D’où son intention, annonce-t-elle dans une déclaration en écrit envoyée à la presse, de demander « justice et réparation » auprès des instances appropriées.
L’ancienne directrice du Centre Mandela trouve que cette décision du Board de mettre fin prématurément à son contrat, prise mardi dernier, est « arbitraire et sans fondement ». Elle souligne que la direction ne lui a pas donné l’occasion de présenter sa version des faits qui pouvaient lui être reprochés et qu’elle n’a pas pu donc se défendre « si besoin était ». Elle fait remarquer aussi qu’elle a été licenciée avant même que le comité d’enquête institué par le board présente ses conclusions. « Dans ces circonstances je n’ai d’autres recours que de demander justice et réparation suivant les conseils de mon homme de loi » dit Mme Turner. Celle-ci fait part de son intention de poursuivre pour diffamation « celles et ceux qui ont utilisé cette situation » pour nuire à sa réputation.
Par ailleurs, le licenciement de Mme Turner a provoqué une note d’indignation dans les milieux de certaines organisations créoles. Le Grupman Larkansiel Kreol trouve que c’est une « décision pour le moins abrupte ». « Au nom de la transparence et de la bonne gouvernance le GLK s’estime en droit d’obtenir des détails quant aux réelles motivations de cette décision », disent les responsables de cette organisation dans un communiqué.
Au sein du Centre Nelson Mandela, certains membres du personnel laissent entendre que les problèmes ayant provoqué le licenciement de Danielle Turner seraient de diverses natures et que ceux-ci auraient influé ces derniers mois sur la gestion de l’organisme. Selon des employés, les relations entre l’ancienne directrice et le personnel auraient été très tendues ces derniers mois.