Dans un communiqué émis hier, Rezistans ek Alternativ lance un appel aux parlementaires pour voter en faveur du Criminal Code (Amendment) Bill visant à autoriser l’interruption volontaire de grossesse dans des cas spécifiques. Le mouvement avance trois raisons en guise de soutien à ce projet de loi.
Rezistans ek Alternativ insiste tout d’abord sur le fait que le projet de loi, qui permet l’avortement dans certains cas, représente une avancée considérable dans le combat de l’État pour garantir la santé de la femme et son droit de reproduire. « Cet amendement, qui est sujet à discussion à l’Assemblée nationale, fait partie intégrale du combat pour la reconnaissance des droits humains comme reconnu par l’UN Civil & Political Rights Covenant », soulignent Veena Dholah, Ashok Subron et Dany Marie, membres du mouvement.
Deuxièmement, pour Rezistans ek Alternativ, le projet de loi constitue un pas en avant dans l’émergence d’un État séculier « où nous commençons à nous débarrasser des restes archaïques, provenant d’une forme d’intégrisme religieux colonial ». Le mouvement avance finalement que cette mesure devrait s’acheminer vers le respect de la liberté de conscience des citoyens et éliminer toute forme de totalitarisme antidémocratique. « Aster ki pou koumans ena la liberte de swa, mem si li limite, pou dimounn deside si li anvi dan serten sirkonstans fer enn lavortman ubyen non, selon so realite, selon so konsyans. »
Le mouvement se demande également si un député peut placer sa propre liberté de conscience au-dessus de celle de ses mandants. « Rezistans ek Alternativ panse ki li enn mank de respe pou bann elekter enn sirkonskripsyon opu enn depite evok “so” liberte de konsyans pou refiz vot amandman ki pe prezante dan Lasanble nasyonal. Kan enn depite eli dan enn sirkonskripsyon li sirtou bizin reprezant “liberte de konsyans” so bann mandan e non linvers », poursuivent Veena Dholah, Ashok Subron et Dany Marie.
Rezistans ek Alternativ affirme qu’en votant le projet de loi sur l’avortement sous quatre cas spécifiques un député veillera au respect de la liberté de conscience de ses mandants. De plus, selon le mouvement, en allant de l’avant avec le Criminal Code (Amendment) Bill, un député s’assurera que chaque femme de sa circonscription ait le droit et le choix de décider d’interrompre sa grossesse – si celle-ci est autorisée – dans les conditions médicales appropriées. « C’est cela la véritable responsabilité d’un député. Celui qui place sa propre liberté de conscience au-dessus de celle de ses mandants ne mérite pas d’être à l’Assemblée nationale. »
Veena Dholah, Ashok Subron et Dany Marie émettent aussi une sévère mise en garde contre toute tentative de dernière heure pour « dépouiller » le projet de loi de toute sa substance par des amendements qui détourneront son objectif. Rezistans ek Alternativ soutient qu’il s’opposera aux obstacles administratifs et économiques qui se trouveront sur la route des femmes. « Nous respectons le droit et le choix de ceux qui ne sont pas d’accord avec l’avortement. Ce respect devrait être réciproque envers ceux pensant autrement… » conclut Rezistans ek Alternativ.