Rezistans ek Alternativ, la General Workers Federation (GWF) et Cares, aux côtés du collectif Aret Kokin Nou La Plaz (AKNL) et d’autres activistes œuvrant pour la reconnaissance de droits citoyens ont choisi la plage publique de Pomponette pour marquer la fête du Travail ce mardi 1er Mai. Les dirigeants de ces mouvements, dont Ashok Subron, Clency Bibi et Yan Hookoomsing entres autres ont invité les travailleurs et leurs familles à un moment de détente à Pomponette pour parallèlement défendre leurs droits en tant que travailleurs et leurs droits aux loisirs, notamment la plage.

C’est ainsi dans une bonne ambiance que s’est déroulée cette journée lors de laquelle les syndicalistes ont passé à tour de rôle leur message. Ashok Subron qualifie la rencontre à Pomponette de « mémorable ». Comme les travailleurs étaient descendus par milliers au Champ de Mars pour dire qu’ils sont des etres humains à l’époque d’Emmanuel Anquetil et Pandit Sahadeo, les citoyens sont venus dire la même chose au gouvernement en ce 1er Mai 2018, dit-il.  «Nou pe dir ki trvayer l ce bann être humain et ki nou ouler enn bon l’an vi a vivre », dit le reprjour sentant de Rezistans ek Alternativ. Et pour que la vie des travailleurs soit belle, il faut qu’ils puissent travailler selon des conditions correctes, une paie décente et qu’en leur famille vivent sainement et correctement et profitent d’en ce qui fait l’identité de chaque citoyen Mauricien, nos plages, dit-il. D’où la nouvelle bataille qui s’ajoute au combat des opprimées, celle de leur droit aux loisirs.

Syndicats et écologistes réclament dès lors la mise sur pied d’un Tourism and Coastal Audit pour ainsi revoir les constructions dans l’industrie touristique annonce Ashok Subron. Cet audit pourrait aussi parallèlement permettre de revoir les conditions de travail des employés d’hôtels , dit-il.

Le déplacement de centaines de citoyens a Pomponette est pour Yan Hookoomsing un signal fort au gouvernement pour dire non à la braderie des plages . «Le peuple est venu dire au gouvernement aret prend nou pou bann cotoyensvde seconde grade », dit-il. Et d’expliquer que la lutte pour stopper les travaux envisagés par le groupe sud-africain Pelangi à Pomponette , continue. D’autres actions sont à venir prévient-il.

Clency Bibi de la GWF a lui déploré les changements dans la loi du travail sous ce gouvernement . « Aujourd’hui les négociations sont bloquées » a-t-il lancé. Il souligne que la GWF s’associe à la lutte de Rezistans ek Alternativ et AKNL pour le bien-être des travailleurs.

Tout en invitant les Mauriciens à venir défendre leurs droits de travailleurs, il invite également les Mauriciens à venir défendre la plage de Pomponette, « le barrage à Pomponette est un barrage de la honte. La plage se sel loisirs bane travailleurs mais malheureusement nous nepli ena laplaz et zordi nu laplaz en danger. 10% plage érodé et le rest pou lotel . Ki rester pou nou? » a-t-il fait ressortir avant d’ajouter « nu bizin défane nu droit au travail et nou droit à loisirs ».

Le dirigeant syndical évoque trois motions qu’ils demandent aux citoyens d’approuver.  « Nou dir gouvernma, si li sincere , faire enlève sa barrage-la et rann public so lamer,  nou pe demane que le Draft Bill passe  a traver toutes les fédérations , syndicats  bizin ena so mot ladann. Et nou pe deman gouvernement revok Section 7B de Finance Act ki pe bloque négociation » réclame-t-il.

Prem Beerbul de la Fédération des plaisanciers de l’Est, est aussi revenu sur les difficultés rencontrées suivant les constructions d’hôtel sur nos plages.l et les développements côtiers.  « Zordi boucou misère pe passe dans nou la mer. Laplaz pa zis pou enn communauté. Etranzer gagn droit vinn profiter mais pas gagn droit mett nou dehor, c’est en crime ki pe fer ek bann plaisanciers ».

Il déplore le manque de négociation et d’échanges collectifs dans ce milieu, qui finissent par des décisions prises au détriment des plaisanciers qui n’arrivent plus à gagner leur vie.