« Le gouvernement n’a pas su faire preuve de compassion. » Rezistans ek Alternativ est monté au créneau sur le traitement des six femmes cleaners qui ont mis fin à leur grève jeudi. Lors de sa conférence de presse hebdomadaire hier, le parti écosocialiste a rappelé les principaux enjeux des élections partielles au N°18 et a taclé au passage le Reform Party.
Kugan Parapen, candidat au N°18, a rappelé les enjeux de la campagne des partielles. Il soutient que les rencontres et discussions avec les habitants de Belle-Rose/Quatre-Bornes se passent bien. « Mo konpran bann abitan ki pa anvi tann parle de Roshi Bhadain ek lallians Lepep akoz zot finn perdi kas dan zafer BAI, me zot bizin ousi konpran ki deryer tousala ena tou enn sistem ki antor », dit-il. Le candidat quatre-bornais rappelle que c’est le tandem Navin Ramgoolam-Xavier-Luc Duval qui a permis à la BAI d’opérer.
Sur le lancement de la campagne du Parti travailliste, vendredi à Belle Rose, Kugan Parapen souligne que « li kler ki le leadership du PTr pou res dan lame Navin Ramgoolam. » Et d’ajouter que « la pire chose qui puisse arriver au pays est que Navin Ramgoolam revienne au pouvoir. » Il a aussi fustigé les partis politiques en lice pour les partielles. « La ville des fleurs est de jour en jour défigurée par ces affichages sauvages, oriflammes et autres. Tandis que le Reform Party se dit contre ces pratiques, ses actions prouvent pourtant le contraire. Le parti serait-il un peu schizophrène ? » lance-t-il. Le parti écosocialiste a également rappelé à l’ordre les médias quant à la répartition équitable de la couverture médiatique des candidats à la partielle et demande que l’Electoral Commission prenne ses responsabilités.
Par ailleurs, Rezistans ek Alternativ condamne les propos du ministre Mentor sir Anerood Jugnauth (SAJ) et appelle à sa démission, pour déclencher des élections au N°7. Lors de sa conférence de presse, le parti écosocialiste est revenu sur plusieurs sujets d’actualité dont les propos de SAJ à l’encontre des femmes cleaners et des personnes à tendance suicidaire. « SAJ finn dir : Si dimounn anvi al swiside, abe al swiside. Se enn zafer ki nou kondane. »
Veena Dholah, membre du comité national de Rezistans ek Alternativ, a aussi tiré à boulets rouges sur le gouvernement et sur le manque de compassion dont il a fait preuve. « Oktob 2017 pou res grave dan Listwar ek dan memwar tou bann Morisyen », soutient-elle. « Lavey 50 an lindepandans, pa ti bizin ena sa lagrev-la ! » Rezistans ek Alternativ remercie et félicite le courage de ces six femmes qui ont agi « comme les vraies descendantes d’Ana de Bengale et d’Anjalay. » 
Commentant la reprise du Parlement, Rezistans ek Alternativ dénonce « la mascarade » des parlementaires qui n’ont pas fait mention des grévistes. Outre la démission de SAJ, le parti demande que « langaz kreol rant dan Parlman pouki tou dimounn kapav konpran, drwa lagrev rant dan konstitisyon ek ki ena demokratizasyon teknolozi sirtou dan Citizens Advice Bureau. » Dans le deuxième volet de la conférence de presse, Aichah Soogree est revenue sur la fonderie de Pointe-aux-Sables et sur la pollution de l’air qu’elle cause. « Ena bann dimounn ki pe tom malad. Zot finn zwenn lindi pou diskit lor la. Pa kapav kontinye », dit-elle.
Rezistans ek Alternativ remet ainsi en question le rôle de l’Environment Protection Act et demande pourquoi la fonderie a été exemptée d’un Environmental Impact Assessment (EIA) alors qu’elle représente un danger énorme pour l’environnement et la santé des gens de la région. « Un Preliminary Environment Report ne suffit pas pour évaluer l’impact environnemental de ce projet », dit-elle. Le parti demande ainsi que les lois soient amendées. 
Il est à noter que Rezistans ek Alternativ organise sa deuxième réunion nocturne à La Source, mardi, de 18h30 à 21h. « La deuxième des cinq à six réunions que nous prévoyons de faire avant les élections. Éric Triton et François Henry seront aussi de la partie pour passer leurs messages à travers leur art. »