« Quand une loi est injuste, la défier est légitime » soutient Ashok Subron de Rezistans ek Alternativ dans la presse, en appelant Gandhi et Rosa Parks à la rescousse. L’occasion de rappeler la fameuse Letter from Birmingham Jail (16 avril 1963) de Why we can’t wait où Martin Luther King, incarcéré à la prison, répond à huit ecclésiastiques pour expliciter sa démarche – à première vue contradictoire – constituant d’une part, à inviter les citoyens à obéir aux lois mais, d’autre part à y opposer une farouche rezistans (sic) quand la conscience le commande.
Morceaux choisis : « On peut fort bien se demander : comment pouvez-vous préconiser de désobéir à certaines lois et de se conformer à d’autres ? La réponse est qu’il existe deux types de loi : les lois justes et les lois injustes. Je serais le premier à recommander l’obéissance aux lois justes. Chacun a le devoir, non seulement légal, mais moral, d’obéir aux lois justes. En revanche, chacun a la responsabilité morale de désobéir aux lois injustes. En accord avec Saint Augustin, je dirais : Une loi injuste n’est point une loi.
Or, quelle est la différence entre les deux ? Comment détermine-t-on si une loi est juste ou injuste ? Une loi juste est un texte législatif rédigé par l’homme qui concorde avec la loi morale ou celle de Dieu. Une loi injuste est un texte législatif en contradiction avec la loi morale. Pour l’exprimer dans les termes de Saint Thomas d’Aquin : Une loi injuste est une loi humaine qui ne plonge pas ses racines dans la loi éternelle et la loi naturelle ».
Rezistans ek Alternativ affiche la cohérence : rejet catégorique de la fatalité, refus viscéral de pactiser avec le conformisme paralysant et attaque frontale à l’hydre communale. Tiens, cela nous rappelle les années 70…