Le Rajiv Gandhi Science Centre a inauguré hier une exposition sur le changement climatique qui durera trois ans. Lancé l’année dernière, ce projet a bénéficié d’un soutien financier à hauteur de Rs 650 000 du Programme de développement des Nations Unies. À travers des instruments et sessions interactives, le centre veut montrer la contribution de l’homme dans le changement climatique.
Le projet African Adaptation Programme on Climate Change fait partie des nombreuses initiatives du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) en faveur de l’Environnement et destinées à sensibiliser le public aux gestes citoyens qui pourraient atténuer le réchauffement planétaire. La tenue de cette exposition au Rajiv Gandhi Science Centre (RGSC) vise à fournir des informations sur les causes et les effets du changement climatique, tout en proposant des actions concrètes pour y faire face. Ainsi, le public sera plus à même de se rendre compte entre autres des phénomènes météorologiques extrêmes, de la fonte des glaciers, de la mauvaise qualité de l’air dans les villes, du manque d’eau potable, des risques sanitaires et de l’impact sur la biodiversité. Une exposition digitale audiovisuelle interactive a aussi été aménagée dans une galerie du RGSC montrant l’étendue du changement climatique dans le monde. Cette expo à Bell-Village a aussi une vocation ludique en termes de connaissances, méthodes de travail et résultats des recherches scientifiques.
L’Officier en charge du RGSC, Dayachand Balgobin, a fait ressortir hier lors de l’inauguration que « nous n’avons pas besoin de laboratoires pour être en contact avec la science ».  M. Balgobin est d’avis qu’une exposition qui comporte des interactions et des explications, attirent mieux le public. La tenue de cette manifestation à Bell-Village a pour but de montrer comment l’activité humaine au cours des 300 dernières années a considérablement modifié le monde naturel avec les émissions de gaz à effet de serre, comme le dioxyde de carbone. À travers des panel displays, des jeux, des dessins et la projection de films, le RGSC tente d’expliquer comment les changements qui en résultent, peuvent avoir des effets néfastes sur les sociétés humaines et l’écosystème, engendrant des hausses du niveau de la mer et des températures sur des zones terrestres et océaniques ainsi que des tempêtes intenses. Cette exposition propose aussi des choix énergétiques tels que le solaire, l’éolienne, les biocarburants et abordera les solutions à travers de simples changements dans le comportement individuel.
Présent à cette cérémonie hier, le ministre de l’Éducation tertiaire a pour sa part encourager les étudiants à s’intéresser au développement durable. « C’est l’affaire de tous et nous devons cesser d’adopter cette indifférence et plutôt opter pour une attitude responsable envers l’utilisation de l’énergie », a souligné Rajesh Jeetah.
Par ailleurs, le ministre de l’environnement a lui aussi abordé les effets du changement climatique sur la société. Deva Virahsawmy est d’avis que l’éducation est le meilleur moyen d’encourager la population à faire les bons choix.
L’African Adaptation Programme (PAA) a été lancé en 2008 par le Programme des Nations Unies en partenariat avec l’Organisation des Nations Unies pour l’Organisation de développement industriel (ONUDI), le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et le Programme alimentaire mondial (PAM) et des États-Unis. Le PAA a été établi en vertu du Cadre commun Japon-PNUD pour la création de partenariats de lutte contre le changement climatique en Afrique, fondé à la quatrième Conférence internationale de Tokyo sur le développement africain (TICAD) en mai 2008. Plus qu’un simple programme d’adaptation au changement climatique, le PAA a une orientation stratégique visant à adopter les décisions appropriées et pratiques dans le contexte du développement durable. Dans le cadre du PAA, le développement est considéré comme la clé de la réduction de la pauvreté. C’est pour cette raison que 20 pays africains ont adhéré au Programme du PNUD d’adaptation, désirant renforcer leurs capacités à livrer un programme de développement qui fait des progrès constants et sécurisés vers les Objectifs mondiaux de développement.
Maurice a bénéficié d’une enveloppe de Rs 650 000 du PNUD en vue de la réalisation de cette exposition.