Deux plaintes enregistrées contre cette construction

Des pêcheurs et des résidents de Riambel dénoncent une construction en cours qui, selon eux, ne respecterait pas les limites de la « high water mark ». Alors que tous les campements sur place sont alignés, celui en construction déborde en effet légèrement et les détritus émanant du chantier sont empilés sur la plage. Selon les voisins, le détenteur du bail clame avoir obtenu une extension sur les pas géométriques. Une manifestation a lieu actuellement  à Riambel ce samedi du 8 septembre. Elle a débuté du poste des “Fisheries” à la plage de Riambel.

Des monticules de sable, contenant également des morceaux de bois et du béton, se dressent sur la plage de Riambel. En face, une construction. Pas de panneau visible pour savoir de quoi il s’agit exactement. L’identité des propriétaires des lieux n’est pas connue des habitants du village non plus. On sait simplement que ce terrain, pied dans l’eau, avait auparavant été octroyé à un directeur de l’ex-Bramer. Depuis, c’est un étranger, marié à une Mauricienne, qui a repris en main la construction. Outre le mur qu’ils ont dressé, bloquant ainsi le passage de la route principal à la plage, une extension de la construction provoque le mécontentement des habitants de la région. Jeanine Wick, la voisine directe, rentrée au pays récemment, ne cache pas sa colère devant cette situation. « Ils étaient supposés commencer leur construction à trois mètres de mon mur. Mais tel n’est pas le cas. J’ai multiplié les démarches auprès du conseil de district et du ministère des Terres et du Logement, mais ils m’ont simplement dit de faire une plainte officielle. Depuis, je n’entends rien », déplore-telle. Selon Jeanine Wick, la construction ne respecte pas.

non plus la limite de la “high water mark”. Montrant les murs des autres bungalows alignés, elle souligne pour la construction en cours que le bâtiment lui-même arrive à la hauteur de leurs murs. « Les officiers du tourisme sont passés et m’ont dit que la personne a obtenu une extension sur les pas géométriques. Mais comment est-ce possible ? D’autant que le passage sur la plage a déjà été obstrué avec tout le sable et les détritus provenant du chantier qu’ils ont empilé sur place. Moi, on m’a fait démolir mon mur dans le passé parce qu’on m’avait dit que je n’avais pas respecté la “high water mark”. Comment se fait-il qu’on tolère les autres aujourd’hui ? » Des pêcheurs de la localité abondent dans le même sens. « Auparavant, on passait par là pour aller pêcher, mais ils ont bloqué le passage. Il y a encore deux autres bungalows en construction sur ce terrain et ils ont érigé un mur. Cela veut dire que dorénavant, les personnes qui habitent de l’autre côté de la rue ne pourront plus avoir accès à la plage. »

Les pêcheurs disent également avoir porté plainte à la police après que le constructeur a fait abattre un badamier. « Mais à ce jour, on ne sait ce qui s’est passé. De même, il a tenté de bloquer le passage en plantant des cocotiers sur la plage. Mais nous avons protesté. » Ces derniers dénoncent également que tout le sable propre émanant des fouilles sur les sites de construction a été transporté ailleurs. « Ils n’ont laissé que le sable sale et les détritus, en plein sur la plage. » Selon les pêcheurs, le député Alan Ganoo s’est rendu sur les lieux dimanche dernier pour constater de visu la situation.

Sollicité sur ce cas, le ministère des Terres et du Logement nous a confirmé avoir reçu des plaintes à propos de cette construction. Des officiers seront dépêchés sur place cette semaine, nous dit-on, afin de vérifier si le détenteur du bail a respecté les conditions de son permis.