Bertrand de Robillard est un homme de lettres pour qui le rythme est essentiel. D’une timidité rare et touchante, l’artiste nous dévoile les arcanes de sa vie d’ici et d’ailleurs, de jadis et d’aujourd’hui. Après dix ans de silence, il nous revient avec un opus fait de rimes et de maximes, qui sera lancé la semaine prochaine.
Il est l’heure du déjeuner. Dans ce petit restaurant de la capitale qui sent bon le bouquin neuf et la salade niçoise, le temps s’est arrêté. Bertrand de Robillard, romancier et musicien, déboule, sac en bandoulière, d’un pas nonchalant. “Vous êtes en avance ! Moi aussi, tiens”, nous dit-il, un brin réservé. D’une simplicité désarmante, cet ancien journaliste de Scope parle comme il écrit : sans aucune inhibition. Sans piper mot, il nous présente une petite pochette qui sent frais le latanier et la frangipane. Bertrand de Robillard revient en musique. Il s’agit de son nouvel opus, Rimes et maximes, une dizaine de titres qu’il a composés et écrits.