L’Association des Consommateurs de l’Île Maurice (ACIM) souhaite que les causes des crevasses sur la Ring Road soient tirées au clair. Lors d’un point de presse ce matin au siège de son association à Bell-Village, son secrétaire, Jayen Chellum, a annoncé la circulation d’une lettre ouverte à Anil Bachoo, ministre des Infrastructures publiques, dans laquelle il lui réclame  des éclaircissements.
« La responsabilité est inclue dans le contrat, qui devrait être en possession du ministère », soutient le secrétaire général de l’ACIM. Le client, soit le ministère des Infrastructures publiques, devrait être en possession des documents relatifs à la construction de la Ring Road, dit-il. « Il n’y a pas à faire tout un plat pour déterminer le responsable des causes de ces crevasses », soutient Jayen Chellum, qui estime que le consultant égyptien Arab Consulting Engineering n’a pas à être consulté pour déterminer la faute car le ministère de tutelle devrait être en possession du contrat qui stipule clairement la responsabilité des contracteurs et consultants dans chaque étape du projet. Dans sa lettre ouverte au VPM et ministre des infrastructures publiques, qui doit être rendue publique cet après-midi, l’ACIM s’interroge sur les différentes modalités entourant ce projet. « Eski finn ena tender ? Ki finn gayn sa tender-la ? Pou komie? Komie konpani inn partisip dan tender ? » demande l’association.
Concernant l’élaboration de ce même contrat, M. Chellum s’interroge sur la contribution du State Law Office (SLO).
Revenant sur les crevasses  qui sont apparues sur la Ring Road récemment, l’ACIM a exprimé son étonnement quant à l’ampleur des dégâts.
Revenant sur la garantie d’une année évoquée par le ministère des infrastructures publiques, l’ACIM explique que cette garantie  présentée sous la defect liability period prend effet au Handling over du projet. « Or, nous ne savons pas quand le projet a été livré ou pas. Donc, comment savoir quand prendra effet la garantie qui stipule que les entrepreneurs devront payer pour les travaux ? ». Pour le secrétaire de l’ACIM, des éclaircissements dans ce sens sont fondamentaux. « Il y a une grande confusion dans le public à ce sujet. Il faut que ce dernier soit éclairci sur les zones d’ombres. Il est important que le ministre réponde à ces questions afin de stopper cette campagne de désinformation », dit le secrétaire de l’ACIM. Ce dernier dit souhaiter l’organisation d’un débat public à ce sujet par la Mauritius Broadcasting Corporation.