Rozario Moutou persiste et signe: «L’hôtel pe fer du tort nou la mer.» Pour cet habitant de Belle-Mare qui, dans nos colonnes, la semaine dernière, dénonçait qu’en raison de travaux entrepris, le prestigieux hôtel The Residence accentuerait les risques d’érosion «bizin zot aret fer crime avec nou laplaz.» L’hôtel se défend de commettre «un quelconque tort à l’environnement» et assure n’avoir enfreint aucune loi. Selon la Beach Authority (BA), dont les officiers ont effectué une visite du site, vendredi dernier, «il n’y aurait pas de dégât causé.» Ce qui serait contraire à ce qu’auraient affirmé les officiers de la BA à Rozario Moutou, également présent à cette visite. Le personnel de la BA, dit-il, lui avait fait comprendre qu’»avec tou sa disab zot inn tiré lor laplaz-la, zot pe commet plis lerosion.»
«Batatran, sa mem ki protez nou la plaz sa. Kan ena mové temps, li empess disab grainer. Li enn protection nou disab et li nécessaire», expliquait Rozario Moutou à Week-End, la semaine dernière, soulignant son inquiétude face au constat qu’il a effectué avec quelques habitants et plaisanciers de la localité quant au déracinement des lianes de batatran devant l’hôtel The Residence, il y a plus de quinze jours. Déracinement qui aurait été effectué, allègue-t-il, par le groupe hôtelier. Ce que dément fermement la direction de l’établissement dans un courrier envoyé à Week-End. Contacté, Pierrot Barbe, directeur adjoint de The Residence indique que «jamais nous n’avons enlevé les lianes de batatran.» «Nous connaissons l’importance de ces plantes et n’aurions jamais pu entreprendre une action qui causerait du tort à l’environnement», dit-il faisant aussi ressortir que ce qu’avance Rozario Moutou à l’effet qu’il y  aurait utilisation de pesticides «est totalement faux!»