Image d'illustration. Toby Melville/Reuters

Un Brexit sans accord pourrait provoquer « pénuries » et « graves perturbations » dans l’alimentation, a mis en garde mercredi une organisation représentant ce secteur au Royaume-Uni .

« Nous n’avons jamais dit que le pays allait mourir de faim, ce n’est pas le cas. Mais il y aura des pénuries », a déclaré sur la BBC Tim Rycroft, un responsable de la Food and Drink Federation, qui représente 7.000 entreprises.

« Nous pensons qu’il y aura de graves perturbations qui se poursuivront pendant des semaines ou des mois après notre départ (de l’UE). Elles pourront être légèrement atténuées par la constitution de réserves au cours des premières semaines, mais avec les aliments frais, ça ne peut pas durer très longtemps », a-t-il souligné.

La probabilité d’un Brexit abrupt et sans accord a fortement augmenté avec l’arrivée au pouvoir de Boris Johnson. Le nouveau chef du gouvernement a promis que son pays quitterait l’Union européenne le 31 octobre, qu’un accord ait été conclu ou pas avec Bruxelles.

En cas de « no deal », l’UE a fait savoir qu’elle mettrait immédiatement en place des contrôles douaniers, des inspections de sécurité alimentaire et des vérifications des normes européennes à sa frontière avec le Royaume-Uni, qui font craindre des difficultés dans l’approvisionnement alimentaire.

Tim Rycroft a également estimé que le 31 octobre, jour retenu pour le Brexit, était probablement la « pire date » pour le secteur de l’alimentation. Noël arrivant, les entrepôts seront déjà pleins et les entreprises pourront difficilement constituer des réserves, a-t-il dit.

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