Il a servi une mise en demeure au ministère des Terres et du Logement pour avoir résilié son contrat concernant le bail à la plage de Trou-aux-Biches. Mais sans permis du conseil de district de Pamplemousses et de la Tourism Authority, il ne peut plus opérer son restaurant. Autrement, il sera dans l’illégalité et risque de prendre des amendes. Dans une telle configuration, le Pandit Sungkur se retrouve « piégé », en attendant l’issue de la bataille légale qui a été enclenchée.
Pour l’heure, le restaurant est resté fermé, mais on ne sait encore comment le propriétaire du Ritum Coffee va réagir à la suspension de son permis d’opération par la Tourism Authority. Les deux raisons évoquées par la TA sont 1) la modification au bâtiment qui ne correspondent pas au permis délivré initialement et 2) le bail avec le ministère des Terres a été résilié. Cette décision remonte déjà à vendredi dernier et fait suite à l’expiration de son permis auprès du conseil de district de Pamplemousses et de la résiliation du bail par le ministère des Terres et du Logement. Le ministre Showkutally Soodhun avait justifié cette décision du fait que des termes du contrat n’avaient pas été respectés. Toujours est-il que le Pandit a décidé de se défendre en lui servant une mise en demeure.
Cette affaire d’une portion de plage accordée au Pandit Sungkur, alors président de la Mauritius Arya Ravived Pracharini Sabha avait fait grand bruit l’année dernière, en raison de sa proximité avec l’ancien Premier ministre, Navin Ramgoolam. La résiliation de son contrat est l’une des premières actions du nouveau gouvernement, plus particulièrement du ministre des Terres et du Logement, Showkutally Soodhun. En dépit de la bataille légale enclenchée, le ministre a déjà signifié son intention d’aménager une aire de stationnement à la place du Ritum Coffee.
À Mon-Choisy, où cette fois-ci, des toilettes publiques avaient été converties en restaurant, le ministre Soodhun a annoncé qu’un poste abritant à la fois la police régulière et la National Coast Guard sera aménagé. De son côté, l’hôtel Tarisa a jusqu’à la fin du mois pour rouvrir la route au public.
Toujours concernant l’allocation des terrains à bail par l’ancien gouvernement, sept dossiers ont été référés à la police pour enquête depuis la semaine dernière.