Un groupe de bénéficiaires du Voluntary Retirement Scheme (VRS)d’Altéo Ltd, ex-Deep River/Beau-Champ Sugar Estate affiche leur mécontentement depuis qu’ils ont pris connaissance du site qui leur a été alloué. La cause de leur colère porte sur l’état , dit « marécageux » du site, sis à Lambic, Rivière-des-Créoles par le porte-parole du groupe, Sidick Chadun. Argument que récuse Altéo Ltd, qui s’appuie sur une « Letter of intent » de la Mauritius Cane Industry Authority (MCIA), pour réfuter  les arguments des bénéficiaires non-satisfaits.
Mario Antonio, responsable de communication d’Altéo Ltd, brandit « comme défense l’arsenal de permis qu’une société doit disposer avant d’entreprendre des travaux en vue d’emménager un morcellement ». Par ailleurs, Altéo Ltd précise, par le truchement d’un communiqué, « que Rivière des Créoles est un des trois sites proposés aux 551 bénéficiaires du VRS 2, lors de la signature  de l’accord , le 23 décembre 2007, confirmant la retraite des employés de DRBC concernés. Les deux autres sites étant Kewal Nagar et La Lucie/Pont Lardier. »
Lors de cet exercice de signature du 23 décembre 2007, 131 bénéficiaires avaient opté pour le site de Rivière-des-Créoles, en présence des officiers de la Mauritius Sugar Authority (MSA). Les procédures concernant l’obtention du « permis de morcellement » ont alors commencé. Il faut savoir que ces procédures sont longues car elles dépendent de plusieurs instances et autorités différentes – Central Water Authority (CWA), Central Electricty Board (CEB), Waste Water Management Authority (WWMA), Ministère des Terres et du Logement, Ministère de l’Environnement, Ministère de la Santé et  la Traffic Management and Road Safety Unit (TMRSU), entre autres. Altéo Ltd rappelle « que ces organismes ont l’autorité de statuer si un terrain est approprié pour en faire un morcellement ou pas tout en prenant en considération plusieurs facteurs et paramètres ».
Pour sa part, Sidick Chadun confirme bien que tous les bénéficiaires ont donné leur accord et ont accepté que le terrain qui leur sera octroyé soit à Rivière-des-Créoles. Toutefois, il avance néanmoins qu’à aucun moment, ils n’ont pas été mis au courant de l’endroit identifié dit Lambic. « Nous n’aurions jamais accepté car nous savons pertinemment bien que ce site est marécageux », conteste-t-il. Et pour démontrer la véracité de ce qu’il avance, il soutient, preuve à l’appui, qu’une pelleteuse s’est enlisée deux semaines de cela sur le site.
A cet effet, Mario Antonio de l’établissement sucrier, indique à Week-End que le lieu  où la pelleteuse s’est enlisée ne concerne pas le site de construction mais était lié à un drain en phase de réhabilitation. Selon lui, il n’y aurait qu’un petit groupe qui conteste aujourd’hui l’allocation de leur terrain de sept perches car « ils souhaitent que leur terrain soit en face de la mer ».
Mario Antonio indique également qu’une délégation ministérielle composée des deux ministres de cette circonscription, à savoir les ministres Arvin Boolell et Sutyadeo Moutia et plusieurs autres techniciens et représentants, dont ceux de la Mauritius Cane Industry Authority (MCIA), se sont déplacés pour un constat des lieux. A la suite de cela, des « analyses supplémentaires ont été effectuées et les institutions concernées ont, par la suite, soumis un rapport à la MCIA confirmant que le site n’est absolument pas marécageux ».
Entre-temps, souligne Mario Antonio, la compagnie a reçu le 31 mai 2012, la Letter of intent, permettant à la société d’aller de l’avant avec les travaux sur ce morcellement. « Il faut comprendre qu’à la réception de cette lettre, la société dispose de 15 mois pour compléter les travaux, qui devraient donc prendre fin d’ici août 2013. Après réception de cette lettre, un appel d’offres a donc été rapidement lancé par la société pour débuter les travaux », précise ce dernier.
La direction d’Alteo Ltd (ex-DRBC) précise, par ailleurs, qu’elle compte respecter scrupuleusement toutes les conditions stipulées dans la Letter of intent et que des représentants des bénéficiaires ont été ainsi invités à faire partie du comité des suivis des travaux sur le site.
Argument que réfute fortement Sidick Chadun au nom de ce groupe des bénéficiaires contestataires, car, dit-il, « personne, pas même les autorités, ne nous prêtent attention ».