Rivière des Galets, quartier du village de Chemin Grenier, dans le sud du pays, est surtout connu pour sa plage faite de galets. Depuis quelques années, ses quelque 300 habitants vivent dans la peur après que leurs maisons ont été inondées : en 2007, avec le passage du tsunami; en 2010, avec un raz-de-marée; le mois dernier, avec de fortes houles. Le traumatisme est réel.
Le 22 juin, la famille Guljur à Rivière des Galets a vécu une nuit traumatisante. Vers 21h, une vague a déferlé dans leur cour, causant une panique générale. Cet incident s’est produit pendant l’alerte de houles décrétée par la station météorologique de Vacoas. Le mur culmine à quelque cinq mètres du niveau de la mer et la côte est protégée par des gabions à environ trois mètres de hauteur. On comprend la frayeur qu’ils ont pu ressentir. “Nous étions paniqués. Nous avons vu une houle entrer dans la cour et elle est montée aussi haut que notre cocotier”, raconte Teena Guljur. Elle a appelé la police, qui ne leur a pas été d’une grande aide. “Les policiers sont arrivés après trente minutes pour nous demander si c’était à eux de bouger les pierres pour notre sécurité. Nous avons alors contacté les garde-côtes, qui nous ont demandé d’évacuer nos maisons. Nous nous sommes rendus au centre communautaire pour trouver refuge.”