Le village de Rivière-du-Rempart souffre d’un manque d’infrastructures, surtout pour les jeunes qui pratiquent le sport. Il est doté de deux terrains de football, l’un géré par le Mauritius Sports Council (MSC) et l’autre par le ministère de l’Éducation, mais selon trois dirigeants du conseil de village, Vikash Gonowree, président, Ashish Rao Appadu et Teeruthrajsing Boyramboli, district councilors, « les jeunes du village n’y ont pas accès ».
Ashish Rao Appadu dit avoir fait une requête aux autorités pour que le terrain tombant sous la responsabilité du MSC soit mis à la disposition du conseil du village « pour que nos jeunes puissent en profiter ». « Nous allons l’entretenir et l’ouvrir au public », dit-il. Quant à l’autre terrain, il se trouve dans l’enceinte de la SSS Virahsawmy. Le conseiller estime qu’on aurait pu le mettre à la disposition du public après les heures de classe et durant les week-ends. « Nous avons fait une demande dans ce sens mais ça tarde à se concrétiser », fait-il ressortir.
Enchaînant, Teeruthrajsing Boyramboli évoque le gros problème de parking à Rivière-du-Rempart, qui cause d’énormes inconvénients aux habitants. Selon lui, ces derniers sont contraints de garer leurs véhicules dans le désordre. « Certains habitants sont irresponsables. Ils garent leurs véhicules kot zot anvi, lor doub lalign zonn. Nous allons bientôt organiser une campagne de sécurité routière pour les sensibiliser », ajoute Ashish Rao Appadu. Les trois conseillers évoquent aussi une hausse du nombre d’accidents de la route dans ce village. « Les autorités doivent réagir ».
La fourniture d’eau est également un problème dans ce village du Nord. Pour le résoudre, la Central Water Authority (CWA) entreprend, depuis peu, de gros travaux dans le village. « Nous avons le soutien de cette organisation qui nous envoie ses camions-citernes en cas de besoin », déclare Vikash Gonowree. À Ashish Rao Appadu d’ajouter : « Les autorités ont prévu de faire construire un réservoir à Rivière-du-Rempart, du côté de Mon Loisir, qui va alimenter davantage la localité. D’ici 2018, nous pensons que nous n’aurons pas de problème d’eau. »
Interrogé quant aux maux de société tels que l’alcoolisme et la drogue, Ashish Rao Appadu nie qu’il y ait un fléau, mais ce qui préoccupe Vikash Gonowree, c’est le regroupement de jeunes, surtout de collégiens « ki vinn kas poz » au jardin de Gandhi Square. « C’est une des raisons pour lesquelles nous organisons davantage d’activités sportives et de loisirs », ajoute-t-il, avant que Teeruthrajsing Boyramboli ne réclame un meilleur contrôle des autorités sur la vente d’alcool et de cigarettes dans les supermarchés. « Que ces deux produits ne soient pas exposés sur le même étal que celui de la nourriture. C’est le cas actuellement dans presque tous les supermarchés. Il faut les séparer », dit-il, tout en déplorant la vente facile de ces deux produits aux mineurs.
Au chapitre de l’environnement, Ashish Rao Appadu demande aux propriétaires de terres abandonnées de les nettoyer car ils attirent des délinquants. « Nous nettoyons les terres de l’État, nous ne pouvons malheureusement nettoyer les terres privées. Ne laissez pas vos terrains devenir des dépotoirs. Embellissons-les, de même que les bords de nos différentes rivières pour prévenir la dégradation de l’environnement en ces endroits », déclare-t-il. Selon Teeruthrajsing Boyamboli, « un environnement propre attire aussi plus de touristes ».
Ce district councilor soutient que le conseil de village ne peut tout entreprendre car il a un problème de finances. Selon lui, Il y a une grande discrimination dans l’attribution des fonds de la part du gouvernement aux différents conseils de districts. « Le village de Triolet obtient deux fois plus que le nôtre ; pourtant nos deux villages comptent presque le même nombre d’habitants », dit-il.
À Vikash Gonowree de conclure : « Nous faisons notre mieux pour satisfaire la population. » Ainsi, une journée de la famille est prévue au village le 18 novembre prochain, une régate à Pointe-des-Lascars le 10 décembre et une journée sportive le 17 décembre. « Nous essayons de gérer notre budget de Rs 300 000 l’an au mieux de nos capacités », souligne-t-il.