Au lendemain des élections générales du 7 novembre dernier, en annonçant qu’elles allaient s’installer illégalement sur un terrain à Petite Rivière Noire et qui ne leur appartient pas, des familles ont rappelé que cette région de l’île est particulièrement confrontée à une crise du logement.

À la suite d’une étude qui a fait l’objet d’un rapport (juin 2019), le Kolektif Rivier Nwar indique que 636 familles ont besoin d’un logement pour sortir des gouffres de la pauvreté. « Cela fait 29 ans que je vis avec ma famille dans une maison en tôle, avec deux chambres à coucher. Ma fille de 16 ans partage la même chambre que ma femme et moi. Un de mes enfants, marié, dort dans l’autre chambre avec sa famille. Je suis maçon, mais je ne peux construire une maison, parce que je n’ai pas un emploi stable. À Rivière-Noire, il faut compter au minimum Rs 10 000 par mois pour louer une petite maison plutôt correcte », confie un père de famille rencontré sur le terrain de Petite Rivière Noire.

Seulement 317 (source : NHDC) maisons sociales à Chebel et à Gros Cailloux respectivement sont en cours de construction dans le district. Dans les régions de Petite Rivière Noire et Grande Rivière Noire, particulièrement, des logements à loyer modéré sont quasiment inexistants.