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L’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) indique qu’il y a des stocks suffisants de denrées de base, tels le blé, le maïs et le riz. Dans la présente situation de crise sanitaire découlant de la pandémie de Covid-19, l’agence spécialisée onusienne évoque, en revanche, des problèmes concernant la logistique qui entravent le bon fonctionnement des chaînes d’approvisionnement.

Même si, selon ses estimations, les perturbations quant aux chaînes d’approvisionnement alimentaires sont encore minimes à ce stade, l’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO) soutient que la pandémie en cours de Covid-19 affecte déjà le secteur. Parlant de “crise dans la crise”, l’agence spécialisée de l’ONU s’inquiète, particulièrement, pour les communautés vulnérables qui souffraient déjà le plus de la faim dans le monde.

Pour la FAO, ce sont surtout les pays déjà frappés par des crises humanitaires qui sont davantage exposés. Il est expliqué qu’avec la mesure planétaire de confinement à domicile et la fermeture des écoles, quelque 300 millions d’enfants sont privés d’un repas scolaire. L’agence spécialisée onusienne souligne que pour beaucoup de ces enfants, ce repas pris à d’école constitue “une source importante de nourriture”.

De même, la FAO fait remarquer que le confinement prolongé n’est pas sans conséquence sur les rentrées d’argent des chefs de famille. Des licenciements entraînent des baisses de revenus. Par effet d’entraînement, des ménages disposent de moins d’argent pour des achats alimentaires. D’où l’importance, dans ces circonstances, d’assurances chômage ou autres mesures de soutien, telles des hausses d’allocations sociales.

Pour Maximo Torero Cullen, économiste en chef auprès de la FAO, contrairement à la crise alimentaire mondiale de 2007/2008, il n’existe, cette fois, aucun problème de manque de produits. “L’offre de denrées de base se fait correctement, mais les récoltes doivent être transportées là où elles sont le plus en demande”. Selon la FAO, le problème qui se pose est, justement, celui de contraintes au niveau logistique.

Des compagnies maritimes parlent de ralentissements dans les opérations de manutention en raison de fermeture de ports. De telles difficultés logistiques ne permettent pas, ainsi, d’acheminer les denrées de base vers leurs destinations. Ces difficultés sont encore plus dommageables pour des produits périssables comme les légumes ou les fruits de mer.

Mais une chose est sûre, selon la FAO, qu’il s’agisse de maïs, de blé, de riz ou de graines de soja, il existe des stocks suffisants de denrées de base. De plus, les perspectives de récoltes sont tout aussi bonnes pour 2020. C’est donc, en ce qui concerne la logistique que le gros du problème pourrait se poser. L’économiste en chef de l’agence des Nations unies cite, à ce propos, un couac survenu au niveau de la ville portiaire de Rosario en Argentine.

A l’image du Brésil, ce pays d’Amérique latine est réputé pour être un des gros exportateurs mondiaux de céréales. Or, il s’est trouvé que pour des raisons de sécurité sanitaire, l’importante ville portuaire de Rosario est restée coupée du reste du pays. Ce qui a, ainsi, bouleversé l’acheminement des récoltes à l’exportation. “Les pays exportateurs des principales denrées de base doivent trouver des solutions pour minimiser les soucis logistiques pour que ces principales commodités puissent être acheminées comme il le faut”, souligne ainsi la FAO.