Une délégation mauricienne, composée du ministre de l’Éducation tertiaire Rajesh Jeetah et de représentants de la Tertiary Education Commission et de plusieurs institutions tertiaires, s’est envolée hier pour l’Ouganda et la Tanzanie dans le cadre de l’Education Conference and Fair organisée par le Board of Investment. Ce roadshow vise à promouvoir l’enseignement supérieur dans les pays d’Afrique et à encourager des étudiants africains à entreprendre des études à Maurice.
La première édition de l’Education Conference and Fair à Nairobi en 2012 avait permis au ministre de l’Éducation tertiaire de rencontrer des représentants de diverses institutions et autres parties prenantes en vue de discuter des possibles avenues de coopération entre les deux pays. Maurice accueille déjà un certain nombre de prestataires internationaux dans le domaine de l’enseignement supérieur.
Conformément à sa politique de promouvoir la diversification économique et les secteurs émergents, le Board of Investment (BoI) participe activement en vue d’attirer des institutions engagées dans l’enseignement supérieur, tout en positionnant Maurice comme centre du savoir pour les étudiants africains. L’Education Conference and Fair a ainsi pour objectif d’encourager des étrangers à venir faire à des études supérieures dans notre pays.
L’Education Conference and Fair est aussi l’occasion pour les institutions de présenter le potentiel de Maurice en tant que « destination inégalée pour l’enseignement supérieur ». Le BoI, qui souhaite créer le climat idéal pour attirer des investissements en ce sens, compte aussi organiser cette année d’autres roadshows dans d’autres pays.
La délégation mauricienne, qui a pris l’avion hier, se rendra d’abord en Tanzanie, puis en Ouganda. Lors de cette visite, le ministre de tutelle Rajesh Jeetah aura une session de travail avec les responsables de l’enseignement supérieur et de l’éducation de ces deux pays. Il devrait aussi se rendre dans plusieurs institutions.
Ce roadshow permettra aux branches mauriciennes de l’Amity University, la Middlesex University, l’université de Maurice, entre autres, d’échanger avec les établissements d’autres pays. Des séances interactives avec des agences de recrutement sont également prévues. La délégation mauricienne mettra le cap sur l’Inde et le Pakistan en juin.
Selon une enquête menée récemment auprès des étudiants kenyans, plus de la moitié d’entre eux ont déclaré préférer étudier dans une université étrangère que locale. Selon les données statistiques gouvernementales, 7 000 visas ont été délivrés à des étudiants en 2010 pour le Royaume-Uni, l’Australie et les États-Unis contre un peu plus de 6 000 en 2008. Avec les universités kenyanes qui ne sont pas en mesure d’octroyer suffisamment de places, les jeunes sont de plus en plus intéressés par des études à l’étranger.
Maurice accueille d’ailleurs actuellement environ 300 étudiants africains. Plus de la moitié de la population estudiantine du Middlesex University Mauritian Campus, par exemple, sont issus des pays d’Afrique, y compris le Kenya. S’inscrire à une université étrangère qui offre le même diplôme que dans la région représente pour de nombreux jeunes une opportunité en termes de frais d’études, de logement, entre autres.