A ce matin, la police a procédé à six arrestations suite à de graves incidents mettant aux prises des habitants de Roche-Bois à des ressortissants du Bangladesh travaillant sous contrat dans une compagnie de construction, dont le siège se trouve le long de l’autoroute du Nord. L’enquête policière, initiée depuis hier soir, devrait déboucher sur d’autres arrestations dans les heures à venir avec les premiers émeutiers comparaissant devant le tribunal de Port-Louis aujourd’hui.
Littéralement, la région de Roche-Bois était sous haute tension depuis la fin de la matinée d’hier suite à l’agression, samedi soir, d’un jeune habitant de la localité par des ressortissants du Bangladesh habitant la région. La situation devait connaître une nette détérioration en début d’après-midi avec une partie du tronçon de l’autoroute à la hauteur de l’autopont de Roche-Bois prise d’assaut par des habitants mécontents de la situation. Des habitants de la région avaient voulu réagir à l’acte d’agression de samedi soir en s’en prenant à des membres de la communauté banglashie de l’endroit.
Les lieux où sont installés les ressortissants du Bangladesh furent assiégés et lapidés nécessitant l’intervention musclée des forces anti-émeutes. La circulation sur l’autoroute du Nord fut interrompue pendant une bonne partie de l’après-midi, avec la capitale coupée de cette partie de l’île. Les forces de l’ordre ont eu fort à faire pour rétablir la situation et ont dû faire usage de gaz lacrymogène. Cette décision de la police n’était pas au goût des habitants de la région. A un certain moment, l’on avait craint le pire vu les multiples foyers de tensions sur le terrain.
Le calme devait être rétabli dans la nuit d’hier à ce matin avec des patrouilles policières renforcées sur les lieux des incidents depuis ce matin.