Les consultants Ecowis Nederland ont proposé quatre options pour le projet d’agrandissement de l’aéroport Sir Gaëtan Duval, à Rodrigues, qui permettront à ce dernier d’accueillir de plus gros avions et d’étendre son champ d’activités sur la région, jusqu’en Afrique du Sud.
Lors d’une conférence de presse à Port-Louis, hier, le commissaire de l’île, Gaëtan Jabeemissur, a donné les détails de ces quatre options : 1) étendre la piste d’atterrissage existante de 50 m pour atteindre 1 340 m, permettant ainsi à l’ATR 72 d’opérer à sa capacité maximale ; 2) étendre la piste jusqu’à une longueur de 1 800 m en vue d’accueillir des Airbus A319 qui pourraient desservir La Réunion en vol direct ; 3) étendre la piste à 2 000 m, tout en l’élargissant à 45 m afin de permettre aux A319 de desservir l’Afrique du Sud également ; et 4) construire une nouvelle piste d’atterrissage longue de 2 000 m avec possibilité de l’étendre à 3 000 m, toujours d’une largeur de 45 m, ouvrant ainsi cet aéroport aux vols internationaux. Concernant les coûts, les consultants estiment, selon le commissaire, la première option à Rs 394 M, la deuxième à Rs 1,15 milliard, la troisième à Rs 1,29 milliard et la dernière à Rs 1,6 milliard.
« Personnellement, je pense que les options 2 et 3 sont plus aisées à réaliser dans le sens que nous avons seulement à améliorer les facilités existantes », affirme Gaëtan Jabeemissur. La deuxième option, poursuit-il, est favorable au marché touristique de l’île venant de Maurice comme de La Réunion. « Si on soutient ces deux marchés, Rodrigues en sortira gagnante en termes de développement économique. Actuellement, même si tous les touristes venant de ces deux îles voulaient se rendre à Rodrigues, ils ne pourraient le faire parce qu’avec les facilités existantes, Rodrigues ne peut être desservie que par deux ATR 72 ».
S’agissant du financement de ce projet, Gaëtan Jabeemissur affirme ne pas en connaître les modalités à ce stade mais, précise-t-il, le ministère des Finances devra certainement y contribuer, à travers le budget de Rodrigues ou un prêt auprès de bailleurs de fonds internationaux. « Nous sommes en train de discuter de cette question, tout en pensant aux autres concepts comme le PPP (Public Private Partnership) et le BOT (Build, Operate and Transfer ».
Depuis le lancement de cette étude de faisabilité en avril dernier, les consultants ont eu deux rencontres avec les techniciens des différents ministères concernés par le projet. La structure de ce dernier comprend sept tâches : la révision de la situation existante à l’aéroport SGD, la révision et l’évaluation des facilités existantes, l’évaluation du traffic forecast, la planification des facilités et le développement en cours avec l’éventualité d’agrandir l’aéroport, l’étude d’Environment Impact Assessment (EIA), tout ce qui concerne l’investissement et les estimations des coûts, la présentation du plan proposé et des documents de l’appel d’offres.