La Fédération mauricienne de Lutte (FML) était finalement représentée aux Championnats d’Afrique du week-end dernier au Maroc par un lutteur seulement, nommément Guyliane Bandou dans la catégorie des moins de 65 kg. Le Rodriguais Rosario Meunier n’a lui pas été en mesure de faire le déplacement pour des raisons qui demeurent jusqu’ici inconnues. La présidente du comité régional de Rodrigues, Clairmène Roussety, est elle montée au créneau pour dénoncer ce qu’elle considère comme étant un manque flagrant de considération à l’égard de son comité, de ses lutteurs et de Rosario Meunier (-55 kg) en particulier.
Que s’est-il réellement passé pour que Rosario Meunier soit écarté de ce déplacement?? C’est la grande question que se pose Clairmène Roussety, d’autant, a-t-elle précisé, que ni Rosario Meunier et encore moins Guyliane Bandou ne devaient faire ce déplacement. Cela après avoir appris de la bouche du trésorier de la fédération, nommément Joël Antoinette, dans l’après-midi du 25 avril, que les paiements pour leur enregistrement n’avaient pu être effectués à temps auprès du comité organisateur.
« Nous étions en pleine préparation au gymnase avec Rosario et d’autres lutteurs lorsque Joël Antoinette m’a appelée pour me dire que Maurice ne participera pas à ces Championnats d’Afrique. Il m’a fait comprendre que les paiements pour les enregistrements n’avaient pu se faire à temps. J’ai eu un choc en apprenant cette nouvelle, surtout en pensant à Rosario, lequel s’était énormément investi dans la préparation. Il était même convaincu, comme nous d’ailleurs, de pouvoir revenir avec une médaille », a déclaré Clairmène Roussety.
De là, a-t-elle ajouté, le comité régional a laissé tomber. Les dirigeants rodriguais sont cependant tombés des nues lorsqu’ils ont appris, à travers la presse, la participation de Guyliane Bandou à ces championnats, accompagné de l’entraîneur national, Soogen Veeren. Selon notre confrère Le Mauricien, il aura fallu l’intervention du président de la FML, Richard Papie, présent au Maroc dans le cadre du congrès de la Confédération africaine, pour convaincre le président de cette instance, Faoud Meskout, de laisser participer Guyliane Bandou.