Les préparatifs formels pour les prochaines élections régionales à Rodrigues franchiront en cette fin de semaine une étape décisive. Un agenda chargé attend les membres de l’Electoral Supervisory Commission, qui se réuniront cet après-midi sous la présidence de Me Yousouy Aboobaker, afin de passer en revue les dispositions prévues sous la Rodrigues Regional Assembly Act 2002, pour le bon déroulement de l’exercice. L’un des principaux items devrait être le feu au Code de Conduite à être souscrit par tous les candidats aux élections régionales le jour du Nomination Day, le samedi 21 janvier.
Le format du bulletin de vote avec deux volets, l’élection au suffrage direct de deux candidats par région et le choix du parti pour les besoins de la proportionnelle, devront également être avalisés lors des délibérations de cette instance assurant la supervision des élections se déroulant au sein de la république de Maurice.
La réunion du jour de l’Electoral Supervisory Commission sera la première depuis la publication le mardi 27 décembre dernier du writ of election par le président de la République sir Anerood Jugnauth, fixant le Nomination Day au samedi 21 janvier et le scrutin au dimanche 5 février. Les membres prendront connaissance des étapes déjà enclenchées. Mais sur la base de la situation sur le terrain, le véritable enjeu de cette joute électorale à Rodrigues demeure le respect du Code de Conduite pour les candidats en vue d’assurer des « free and fair elections ».
« En principe, il ne faudra pas s’attendre à des changements conséquents dans le Code de Conduite, qui sera présenté le jour du Nomination Day aux candidats aux élections régionales de Rodrigues, comparativement à celui déjà adopté pour les précédentes consultations populaires à Maurice », a déclaré ce matin au Mauricien le commissaire électoral Irfan Rahman. Avec le feu vert de l’Electoral Supervisory Commission du jour, des copies du Code de Conduite devront être disponibles au cours de la semaine prochaine.
Des observateurs politiques soulignent que l’Electoral Supervisory Commission, dont l’une des tâches est s’assurer du déroulement des élections régionales dans les meilleures conditions possibles, devrait être mise à rude épreuve dans la période cruciale menant au scrutin du 5 février. Jusqu’ici, les deux principales formations politiques évoluant dans les rangs de l’opposition, notamment l’Organisation du Peuple de Rodrigues (OPR) de Serge Clair et le Front Patriotique Rodriguais (FPR) de Johnson Roussety, n’ont pas manqué de dénoncer publiquement et régulièrement la « campagne de donne bagaz » (bribe électoral) attribuée au Mouvement Rodriguais (MR) de Nicolas Von-Mally.
Il faudra s’attendre à voir l’Electoral Supervisory Commission être sollicitée dès la souscription des candidats au Code de Conduite par une avalanche de protestations portant sur des manquements présumés de part et d’autre. À la Commission électorale, l’on se dit conscient de cet aspect de la campagne et l’on ajoute que les moyens nécessaires prévus dans la loi seront mis en place dans le respect des règles démocratiques.
Le calendrier de travail établi par la Commission électorale prévoit que la prochaine étape majeure reste le Nomination Day du samedi 21 pour l’enregistrement des candidats aux 12 sièges à pourvoir par suffrage universel dans les six régions de Rodrigues. La réunion de l’Electoral Supervisory Commission prendra note cet après-midi que quatre partis politiques, l’OPR, le FPR, le MR et le Muvman Indepandantis Rodriguais, se font inscrire pour le scrutin du 5 février.