Deux dirigeants du mouvement des sportifs rodriguais, nommément Daniel André et Raphaël Spéville, étaient à Maurice, il y a un peu plus d’une semaine. L’occasion pour eux de rencontrer le président du Comité olympique mauricien (COM), Philippe Hao Thyn Voon, pour discuter d’une éventuelle reconnaissance d’un Comité régional olympique sportifs (CROS). La démarche n’a pas abouti dans le sens où le CROS n’a pas de statut légal.
Pour Daniel André, président de ce mouvement, le combat se poursuit et ce, malgré la position du COM sur ce dossier. « J’ai croisé Philippe Hao Thyn Voon dans les couloirs du COM. Il était pressé et nous n’avons pas eu le temps de discuter. Il m’a simplement dit: Daniel, seki zot pe rodé là li impossible », a-t-il déclaré. Par la suite, le secrétaire de ce mouvement, Raphael Spéville a eu l’occasion de discuter avec le président du COM sur la question. Selon les retombées de cette rencontre, il nous revient que Philippe Hao Thyn Voon a insisté sur le fait qu’il ne pouvait y avoir deux comités olympiques.
Lors de sa visite à Maurice, Daniel André a eu l’occasion de confirmer la réception de leur correspondance pour la reconnaissance d’un CROS auprès de Vivian Gungaram, secrétaire du COM. « Vivian Gungaram m’a clairement fait comprendre que notre demande ne tenait pas dans la mesure où le mouvement n’a pas de statut légal. Il a ajouté que le COM ne reconnaît pas notre mouvement et qu’en tant que tel, il ne peut prendre notre requête en considération. En revanche, il trouve juste que nous défendons les valeurs et les intérêts des sportifs rodriguais surtout par rapport à leur situation », a fait remarquer Daniel André.
Pour ce dernier, cette rencontre a été positive et il n’y a guère de découragement et encore moins de déception par rapport aux retombées des discussions. Daniel André compte même réunir ses membres cette semaine, afin de leur exposer les détails des discussions. « Nous solliciterons également une rencontre avec les membres de l’Assemblée Régionale pour leur exposer la situation. Ce qui est sûr, c’est que nous ne baissons pas les bras. Il y a une cause à défendre et nous comptons bien la mener jusqu’au bout. C’est un combat légitime auquel s’adhèrent tous les Rodriguais », a-t-il fait ressortir.
Avec la tournure des événements, le mouvement des sportifs rodriguais envisage sérieusement la possibilité de se faire enregistrer comme une association auprès du Registrar of Associations. « En ce faisant, nous aurons une identité. Cela facilitera les démarches et aidera à faire avancer le débat. Cela nous permettra aussi de monter des projets et d’avoir des partenaires financiers. C’est un travail qui se fera en amont à une éventuelle reconnaissance d’un CROS », a-t-il souligné.
Pour Daniel André, le travail et le combat vont se poursuivre avec la même détermination. « Nous nous attendions à pareille réticence. Cela se comprend et cela nous aide à réfléchir autrement. En même temps, nous avons le devoir moral de défendre une cause qui est juste, à savoir donner de la valeur et la considération que méritent les sportifs rodriguais », a-t-il avancé. Pour conclure, Daniel André a insisté sur le fait que la démarche rodriguaise est un projet national dans le sens où c’est la République de Maurice qui en sera le grand bénéficiaire si Rodrigues bénéficie des facilités nécessaires.