Le leader du Mouvement Rodriguais, Nicolas Von Mally, est passé en mode contre-attaque contre les dissidents de son parti, qui ont pris le contrôle du Minority Group à l’Assemblée régionale de Rodrigues. Lors d’un point de presse en début de semaine, il a réclamé la démission des cinq membres siégeant actuellement dans l’opposition. Il a également commenté la pandémie du Covid-19 et le rapport de l’Audit.

« Zot pa kapav zordi servi vot elektora MR pou siez dan lasanble sou enn lot parti. Parski dimounn pa ti vot pou sa parti ki zot fek kree la, dimounn ti vot zot sou MR. Zot ti bizin ena inpe dinite zot kite zot ale. Si ou anvi bat ou adverser, ou bizin galop pli vit ki li me pa may li zanbek ek rod kas so lipie », soutient Nicolas Von Mally.

Commentant les derniers événements sur l’échiquier politique à Rodrigues, il dit qu’il voit maintenant la motivation des cinq dissidents, avec d’autres politiciens qui tirent les ficelles derrière les rideaux, téléguidés par un certain parti politique à Maurice. « Ce n’est pas innocent que certains candidats, qui étaient en lice lors des dernières élections nationales sous la bannière d’un parti politique de Maurice, soient présents lors du lancement du nouveau parti des dissidents dimanche dernier », dit-il.

Parlant de la décision du Premier ministre concernant la pandémie du Covid-19, en fermant la frontière de la République aux pays infectés par le virus, le leader du MR trouve que c’est une « très bonne initiative », malgré le fait que l’économie sera affectée. « Il vaut mieux être pauvre et en bonne santé que d’être riche et mourant. La santé de la population est primordiale. Nous nous alignons sur cette décision qui est dans l’intérêt de la République. Rodrigues est donc mieux protégée, car jusqu’à maintenant, il n’y a aucun cas de coronavirus sur l’île », indique-t-il.

Abordant le dernier rapport de l’Audit, Nicolas Von Mally pointe grandement du doigt les « énormes manquements graves » du gouvernement régional sur la façon d’utiliser l’argent des contribuables à Rodrigues. Il cite en exemple le fait que le chef commissaire n’ait pas soumis, pendant des années, le rapport annuel de l’Assemblée régionale au gouvernement central.