Le National Heritage Fund se prépare à célébrer le séga tambour à Rodrigues. En effet, le 7 décembre 2017, le séga tambour a été inscrit sur la liste des patrimoines immatériels de l’humanité de l’Unesco. De ce fait, cette date a été retenue comme la “Journée du Séga tambour”.

En vue de sensibiliser le public sur la sauvegarde de ce dernier et d’autres héritages culturels matériels et immatériels, un atelier de travail d’une demi-journée a été organisé au Centre culturel et des loisirs à Mon Plaisir mercredi dernier. Cet atelier s’inscrit également en marge de la soumission du rapport périodique qui doit être soumis par le National Heritage Fund (NHF) à l’Unesco.

Deux représentants du NHF, à savoir Shivajee Dowlutrao, officier en charge, et Vanecia Mugapen, Heritage Technical Officer, ont effectué le déplacement dans l’île en vue de rassembler les éléments et des propositions pour développer des mécanismes propres à sauvegarder et promouvoir le séga tambour de Rodrigues ainsi que d’autres héritages culturels. La Convention de 2003 de l’Unesco prévoit la sauvegarde de l’héritage culturel et le respect de cet héritage, qui est propre à la communauté ou aux individus concernés. Il est important également de sensibiliser la communauté locale, nationale et internationale sur la nécessité de la préservation de ce patrimoine tout en assurant son appréciation.

Aussi, la possibilité de recevoir l’appui et la coopération au niveau international dans cette démarche de valorisation et de préservation de notre héritage culturel n’est pas à écarter. « D’ici les trois à quatre prochaines années, nous devons tout faire pour préserver notre séga tambour et notre héritage culturel. Avec l’aide de l’Assemblée régionale de Rodrigues et de l’État mauricien, nous sommes convaincus que nous pouvoir préserver davantage le séga tambour rodriguais », souligne Shivajee Dowlutrao. La communauté joue un rôle primordial dans cet exercice. En sus de promouvoir et préserver la culture, elle pourra la transmettre aux générations futures. Au cours de cet atelier, les participants ont été invités à discuter des moyens pouvant aider à la préservation de l’héritage culturel et du séga tambour. Cet atelier de travail aura permis de développer les pistes pour un inventaire et pour la documentation des autres aspects de notre héritage culturel immatériel. Il s’agira aussi de proposer d’autres aspects de notre patrimoine culturel immatériel, qui pourront être inscrits sur la liste de patrimoine national. On retient par exemple des rites, des pratiques ancestrales, des événements, de la gastronomie, des festivités, es jeux et des médecines traditionnelles, entre autres. « Chaque six ans, nous devons soumettre un rapport auprès de l’Unesco pour présenter l’évolution de la situation et pour dire ce qui se fait pour la préservation du séga tambour à Rodrigues.

Le NHF est en phase de réviser la National Heritage Act afin de mieux protéger notre patrimoine immatériel. En vue d’assurer la protection du séga tambour, il faudra établir un code d’éthique et des critères pour les artistes afin qu’à l’avenir, on ne perde pas l’authenticité du séga tambour », ajoute Vanecia Mugapen, Heritage Technical Officer. Le séga tambour sera représenté lors d’une rencontre internationale sur les patrimoines immatériels de l’Unesco, qui se tiendra au cours de ce mois et verra la participation de 150 autres pays.