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Le 17 avril 2020, à Rodrigues, alors que le déconfinement est déjà engagé, c’est un regard pessimiste et sombre que Marie Désirée Lordana Meunier, propriétaire du gîte, L’Auberge du Lagon, jette sur son établissement et l’avenir de ses employés. Avec l’avènement du COVID-19, beaucoup de ceux qui se sont lancés dans le business touristique sont inquiets de jour en jour devant la nouvelle réalité qui s’installe.

Le secteur du tourisme est en tête des Economic Casualties à Maurice et de par le monde. D’autant plus que la reprise touristique et des loisirs n’est pas pour demain. Devant cette équation, Lordana Meunier se pose autant de questions et souvent sans réponses par rapport à ce que sera demain pour elle et les autres entrepreneurs de Rodrigues dans cette même situation.

« Comment allons-nous reprendre les activités touristiques après le confinement? Comment se tourner vers les clients locaux si les rassemblement sont interdits? Comment miser sur la clientèle mauricienne alors que Maurice n’est pas encore sortie de la crise du COVID-19 elle-même? » se demande-t-elle avec un air désemparé.
Malgré les mesures annoncées précédemment par le gouvernement national, la plupart des propriétaires de gîte dans l’île demeurent dans le flou en l’absence de toute direction imprimée à ce jour par l’Assemblée régionale de Rodrigues. Le tourisme est le gagne-pain incontournable d’une bonne partie de la population dans l’île faute d’autres sources de revenus.

Les agences de voyages sont fermées, et les opérateurs dans le tourisme se posent des questions sur ce que ressemblera cette fin de mois d’avril. Très probablement, la prochaine présentation du budget de Rodrigues à l’Assemblée régionale apportera des premiers signaux.

Mais seront-ils suffisants pour ramener la sérénité dans ce secteur? Et ce, alors même que Lordana Meunier se dit inquiète pour elle-même, pour ses employés et pense aussi à tous ceux qui se trouvent dans la même galère…