Après Alec Albert, destitué comme entraîneur national, cette année, au profit d’Antonio Deux Novembre, c’est cette fois la lutteuse rodriguaise Joyce Milazar (63.5 kg) et le comité régional de Rodrigues qui se retrouvent dans une situation compliquée. En effet, selon deux correspondances de la Fédération mauricienne de Lutte en date du 26 septembre dernier et signées par un certain Olivier Binette, il est reproché à la lutteuse d’avoir causé préjudice à la fédération à la suite de ses déclarations de presse à un journal en septembre dernier.
Au comité régional, il est reproché d’avoir soumis des informations jugées infondées à la fédération le 27 août dernier par rapport à une enquête. Selon les deux correspondances, la présidente du comité régional, Clairmène Roussety, aura à se présenter devant un comité disciplinaire le 18 courant, au siège de la fédération, soit au centre national de Lutte, à Vacoas. Joyce Milazar sera, elle, entendue le 30, toujours à Vacoas. Ces dernières peuvent se faire accompagner par leurs hommes de loi en tant qu’observateur.
La médaillée de bronze aux récents Jeux de la Francophonie, tenus à Nice en France, nommément Joyce Milazar a, à peine, eu le temps de savourer sa médaille qu’elle est déjà sous le coup d’une suspension en attendant d’être entendue devant un comité disciplinaire. La fédération lui reproche d’avoir fait des déclarations à un journal en septembre dernier par rapport à sa participation à ces Jeux. Selon la fédération, Joyce Milazar a: « deliberately stated that the coach Mrs Clairmène Roussety that the aforesaid Federation has placed at your disposal to support and assist you in this mission was not a technical coach to properly lead to success action. As consequence this has got negative effect on your performance. »
Il est ainsi estimé, dans la lettre adressée à Joyce Milazar, que ses déclarations ont causé préjudice à l’image de la fédération auprès de la Commission des Sports à Rodrigues, du ministère de la Jeunesse et des Sports et aux yeux du public. Dans cette optique, le comité directeur de la fédération: « has no alternative rather than to suspend your membership with immediate effect to perform any activities regarding the FILA (Ndlr: Fédération internationale de Lutte Amateur) Wrestling Sports ans associated disciplines until further notice. »
Dans le cas du comité régional, on apprend que les informations soumises par le comité régional en date du 27 août dernier par rapport à une enquête de la fédération sont infondées. On peut ainsi lire que « Managing Committee has established that these informations are unfounded which give reason to our reasonable suspicions that your Regional Committee and yourself (Ndlr: Clairmène Albert) as President of the same are actually illegitimate. » Cela fait qu’une décision a été prise de suspendre le comité régional de toutes les activités « regarding FILA Wrestling Sports and associated disciplines within Rodrigues jurisdiction. »
Le comité régional aura ainsi à préparer sa défense pour le 18 courant contre les sept charges retenues contre lui. Il aura entre autres à justifier sa légalité par rapport aux informations données à la fédération le 27 août dernier.  Clairmène Roussety aura, elle, à justifier sa légalité en tant que présidente. Il est aussi reproché au comité régional d’avoir divulgué des informations internes de la fédération à des personnes non-autorisées, mais aussi: « For having deliberately communicated to FILA and its President internal and secured information of the Federation without obtaining its approbation to do so. » On reproche aussi au comité régional d’avoir terni l’intégrité et la crédibilité de la fédération auprès de la Commission des Sports dans une déclaration de presse à une radio.
A noter que Week-End a essayé en vain d’avoir une réaction du président de la fédération, Richard Papi.