L’enquête policière ayant élucidé à la fin de l’année dernière le meurtre de Barthelely Azie, âgé de 17 ans, commis le 1er août 1999, a pris des allures rocambolesques au cours de la semaine écoulée. Tous les policiers enquêtant dans ce meurtre, resté non résolu au cours de ces 14 dernières années, courent le risque d’inculpation provisoire pour le délit de faux et usage de faux dans la déposition de 14 pages de Simon Azie, le père de la victime, portant de graves accusations contre de hauts gradés de la force policière, y compris le commissaire de police Dhun Iswur Rampersad.
Le début de la semaine prochaine s’annonce crucial pour le Chief Investigating Officer, qui pourra être interrogé par l’inspecteur Ajodha sous la supervision du Divisional Commander de Rodrigues, l’assistant commissaire de police Heman Jangi. Outre le fait d’être confronté aux versions de Simon Azie quant aux circonstances de cette déposition, qui a duré plus de trois heures, l’inspecteur Moorghen sera entendu sur les faits révélés par le constable Casimir et le sergent Grazile Félicité en marge de cette enquête sur le meurtre de ce jeune homme au retour d’une journée de régate à Mourouk.
L’inspecteur Moorghen sera également appelé à fournir un spécimen de son écriture pour une expertise graphologique en vue d’une comparaison avec une Documentary Evidence fournie par Simon Azie aux enquêteurs. En effet, sur ce morceau de papier étaient écrits deux noms d’officiers de police incriminés dans la déposition de Simon Azie. L’enquête vise à déterminer les auteurs de ces instructions jugées criminelles et préméditées.
Mais les retournements dans cette enquête ne sont pas encore terminés. Le constable Casimir, qui est en liberté provisoire contre le paiement d’une caution de Rs 7 000, revient sur des détails de son interrogatoire. Il signifie son intention de jurer un affidavit en Cour suprême dans les jours à venir pour faire état de pressions exercées sur lui en vue d’incriminer son supérieur hiérarchique.
Le prochain rendez-vous de l’inspecteur Moorghen avec des membres du CID de Port-Mathurin s’annonce houleux à tous les égards.