Un rapport sur le changement climatique a été soumis à évaluation lors d’un atelier de travail la semaine dernière au Centre Culturel et des Loisirs à Mon Plaisir, Rodrigues, cela afin d’obtenir le financement des bailleurs de fonds en vue d’initier des projets pour lutter contre les effets du changement climatique à Rodrigues. Ce document sera ratifié d’ici 2020.
Lors de l’ouverture de l’atelier, le chef de Département à la Commission de l’Environnement, Carlo Botsar, a souligné que Rodrigues fait déjà l’expérience du changement climatique, un défi majeur auquel sont confrontés essentiellement les petits États insulaires. Citant quelques exemples à Rodrigues, M. Botsar a affirmé qu’il est temps que tous les acteurs concernés se concertent afin de proposer des actions intégrées pour lutter contre le changement climatique. « À travers cet atelier de travail, il est important d’avoir vos suggestions, car nous allons constituer un rapport et nous espérons pouvoir bénéficier de sources de financement pour des projets visant à lutter contre le changement climatique », dit-il. Le secrétaire permanent par intérim au ministère de l’Environnement, Oomaduth Jaddoo, qui avait fait le déplacement à Rodrigues, a pour sa part souligné l’importance de l’adaptation sectorielle au changement climatique et d’une « approche intégrée pour le développement socio-économique et le renforcement des capacités dans l’île ».
La vulnérabilité et l’adaptation au changement climatique était le thème principal de cet atelier de travail de deux jours qui a réuni une cinquantaine de partenaires de différents secteurs concernés. Cet événement découle d’une initiative du ministère de l’Environnement et a été organisé sous le programme Third National Communication on Climate Change.
Les autorités locales ont déjà enclenché quelques actions phares dans ce sens. Parmi : l’interdiction de l’utilisation des sacs en plastique ; des projets de captage d’eau de pluie ; la plantation de coraux ; le projet de dessalement de l’eau de mer ; le reboisement dans plusieurs régions de l’île ; et la fermeture de la pêche à l’ourite. La Commission de l’Environnement ambitionne de faire de Rodrigues une île à 100 % alimentée en énergie renouvelable d’ici 2030.