Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Yogida Sawmynaden, était à Rodrigues, il y a deux semaines, accompagné de son Permanent Secretary, Kumar Daby, des officiers de sa section jeunesse dont l’assistant-directeur Shahil Reebye, et du seniors sports officer Dev Auchoybur entre autres. D’autres officiers du ministère de la Jeunesse et des Sports étaient également du voyage. Il nous revient qu’un accord a été signé entre la commission de la Jeunesse et le MJS et que désormais, ce sont les autorités rodriguaises qui seront responsables de la gestion du Duke of Edinburgh Award dans l’île. Selon nos informations, le ministre Sawmynaden a profité de cette visite pour organiser – au pied levé -, une rencontre avec les dirigeants des comités régionaux, mais sans grand succès, puisqu’il s’est retrouvé devant une très faible assistance dans la salle de conférence du gymnase Malabar.
  » Comment peut-on inviter des gens à une réunion, de surcroît la veille, sans même leur donner un agenda. Nous avons l’impression que le ministre a voulu faire passer le temps, car la façon dont cette réunion a été organisée s’est avérée un véritable fiasco « , a-t-on déclaré. Pour cause, la très faible assistance qui a répondu présent à cette invitation, alors que Rodrigues compte une bonne dizaine de comités régionaux. Dans les milieux concernés, on évoque la participation de pas plus de cinq comités régionaux à cette réunion. Certains diront même que la salle avait accueilli dix dirigeants sportifs, alors que d’autres avancent qu’il y en avait moins.
Certains dirigeant, eux, n’ont  pas manqué de mettre en avant le manque de professionnalisme de ceux qui avaient convoqué cette réunion. Est-ce la Commission de la Santé et des Sports qui en a voulu ainsi où est-ce tout simplement le MJS qui a souhaité rencontrer les dirigeants des comités régionaux ? Quoi qu’il en soit, ils ont été très peu nombreux à avoir fait le déplacement sur Malabar pour écouter ce que le ministre Sawmynaden avait à dire.
Là également, les dirigeants ont été nettement pris de court, eux qui pensaient qu’il allait être question des difficultés rencontrées pour promouvoir leurs disciplines où encore du manque de considération dont souffre une bonne partie des comités régionaux auprès des fédérations locales.  » Lorsque nous sommes arrivés, le ministre a pris la parole pour parler des amendements qui seront apportés au Sports Act. Il voulait avoir notre avis sur la question, sur nos besoins et sur d’éventuels améliorations avant que la loi ne soit présentée au Parlement. Avouez qu’il y a de quoi rester pantois lorsqu’un  ministre vous sort un dossier aussi important cela de nulle part », a-t-on déploré.
Jeux de la CJSOI
Pour ces dirigeants, la démarche du ministre Sawmynaden n’avait tout simplement pas de sens quand on sait la complexité que comporte un dossier aussi lourd que le Sports Act.  » On parle tout de même d’une loi cadre pour le sport mauricien et ce n’est quand même pas rien. Le ministre aurait dû le savoir. Car on ne débarque pas à l’improviste pour nous balancer ensuite un dossier aussi important que cela sans qu’on ait été préparé pour « , a-t-on déploré.
Dans ces conditions, a-t-on ajouté, il était quasiment impossible d’avancer des arguments concrets lors d’une réunion qui n’aurait pas duré plus d’une heure.  » Les conditions n’étaient définitivement pas réunies pour parler du Sports Act. Alors, que le ministre ne vienne pas dire, à l’avenir, qu’il a eu l’avis des dirigeants sportifs rodriguais sur la question, d’autant qu’une bonne partie des comités régionaux n’était  pas représentée « , a-t-on fait remarquer. De plus, ceux présents à Malabar ont affirmé qu’ils étaient dans le flou le plus total à la sortie de cette réunion.
Par ailleurs, le ministre Sawmynaden a été interpellé sur l’interprétation des Jeux de la Commission de la Jeunesse et des Sports de l’océan Indien (CJSOI). Car les dirigeants sportifs estiment que Rodrigues devrait participer à ces Jeux en tant qu’île dans la mesure où les jeunes Rodriguais n’ont pas la considération voulu auprès de la majorité des fédérations locales et sont largement pénalisés lors de la mise en place des différentes sélections. Une réaction qui rejoigne, dans une large mesure, les déclarations du commissaire Ismaël Valimamode faites sur le sujet il y a quelques mois.