Le gouvernement « dispose d’un bilan fort », a affirmé Arvin Boolell à Rose-Belle hier.  « La campagne d’intoxication, la démagogie doit cesser », a ajouté le ministre des Affaires étrangères devant des habitants réunis à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale des droits des consommateurs. L’accent était mis sur la consommation de la farine de blé dans le but d’améliorer la santé de la population.
« Vous devez vous mobiliser et être sensibles au bon travail que le gouvernement est en train d’accomplir. Ce n’est pas la démagogie qui résoudra vos problèmes. Nous devons tous agir comme une nation mauricienne et travailler pour créer un pays meilleur pour vivre », a lancé Arvin Boolell.
Selon le ministre, celui qui détient les informations « limem pli for. » Malheureusement, a-t-il ajouté, en dépit des institutions qui existent, beaucoup de consommateurs ne connaissent pas leurs droits. « Combien de personnes connaissent l’existence d’un Ombusdman pour les enfants, de l’Equal Opportunities Commission et de la Competition Commission ? Nous ne travaillons pas pour le plaisir de travailler mais pour protéger la population ». Il a également parlé des subventions que le gouvernement accorde sur plusieurs produits de consommation tels le riz, la farine et le gaz ménager. « Rs 650 M, pa enn badinaz sa », a-t-il lancé, « sans oublier l’éducation, la santé, le transport et la sécurité sociale gratuits. Parfwa telman nou gagne ki nou pran li pou larzan kontan. »
Avant lui, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Protection des consommateurs, Cader Sayed-Hossen, a rappelé à son auditoire que le prix du riz dit ration n’a pas augmenté ces neuf dernières années. Mais, a-t-il ajouté, la population considère ce riz comme étant mauvais mais elle achète le même riz  plus cher chez des importateurs privés. Selon lui, les importateurs du riz basmati font des profits d’entre 40 et 50 % sur ce produit. « Ou trouv sa lozik ou ? » s’est-il interrogé, avant de poursuivre : « Le gouvernement peut introduire toutes sortes de lois, renforcer la Consumer Protection Unit (CPU), augmenter le montant des amendes mais si les consommateurs ne réfléchissent pas lorsqu’ils font leurs achats, pa pou servi naryen. »
Le ministre a estimé que les riches n’ont pas besoin du gouvernement car ils ont leurs écoles privées où ils admettent leurs enfants, leurs cliniques privées où ils se font soigner. « Ils n’ont pas besoin de pension ni de subventions. Se ou ti dimounn ki bizin tousala ».
Est aussi intervenue à cette fonction, Bina Arumugum-Coonjul, nutritionniste au ministère de la Santé, qui a parlé des bienfaits de la farine de blé sur la santé. Elle a appelé la population à consommer plus de cette farine sous forme de pain, de farata et de chapati, entre autres. Un livret de recettes culinaires a été offert à cette occasion à ceux présents.