Navin Ramgoolam, qui était hier dans le fief d’Arvin Boolell, à Rose-Belle, a affirmé qu’il aurait révoqué Xavier-Luc Duval s’il n’avait pas lui-même démissionné. Sa décision aurait été motivée par des divergences politiques majeures. Le Premier ministre a abordé cette question alors qu’il évoquait l’affaire Medpoint. Il a ainsi expliqué avoir demandé à Maya Hanoomanjee, alors ministre de la Santé, de soumettre sa démission afin de laisser l’ICAC « faire son travail ». Selon lui, il l’aurait rencontrée, lui expliquant qu’elle n’avait « rien à craindre » si elle était convaincue de n’avoir rien à voir avec l’affaire Medpoint. Mais, poursuit Navin Ramgoolam, « au lieu de démissionner et de faciliter l’enquête » de l’ICAC, celle-ci a « préféré se faire admettre à la clinique », où elle a reçu Sir Anerood Jugnauth, alors Président de la République. Poursuivant, il rappelle qu’à son retour au pays de Londres, il a rencontré SAJ à la demande de ce dernier. « Après avoir déploré la façon de faire de Pravind Jugnauth, qui avait poussé les ministres MSM à la démission, il m’avait fait comprendre que la solution à ce problème était d’arrêter l’enquête de l’ICAC. Cinq ministres auraient alors réintégré le gouvernement, à l’exception de Maya Hanoomanjee, qui aurait porté tout le poids de l’affaire », a-t-il expliqué. Le Premier ministre a aussi dit avoir demandé à plusieurs ministres de son gouvernement de démissionner parce qu’ils devaient être interrogés par l’ICAC. Tous ont été blanchis par la suite, dit-il.
Navin Ramgoolam est ensuite revenu sur son projet de faire construire trois hopitaux spécialisés à l’intention des femmes, des personnes âgées et des enfants. Estimant ces établissements « importants », il a expliqué comment il en est arrivé à faire en sorte que cinq femmes évitent une ablation des seins en raison d’un début de cancer, et ce alors que les médecins locaux avaient recommandé une mammectomie, ce qui a pu être évité grâce à l’avis d’un  spécialiste britannique.
Le Premier ministre a ensuite fait une sortie en règle contre les trois candidats de l’Alliance Lepep dans la circonscription, notamment Sandhya Boygah, qui avait, dit-il, sollicité l’investiture au MMM et au PTr. Il a cité l’extrait d’une lettre dans laquelle cette dernière faisait ses éloges et jurait son « allégeance » au PTr et à son leader. Il a également estimé que Prem Koonjoo s’était « sauvé » de la circonscription No 5 pour se réfugier à Rose-Belle alors que Mahen Seeruttun, lui, « fait partie du clan des Jugnauth ».
Intervenant à son tour, Arvin Boolell s’est pour sa part appesanti sur le développement économique intégré ainsi que sur le rôle que Maurice est appelée à jouer au niveau africain.